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Les Français de l'étranger ont commencé à voter par Internet pour le second tour

Les Français expatriés ont commencé à voter par Internet pour le second tour des législatives depuis 12h mercredi 6 juin. La gauche part avec un avantage dans sept circonscription sur onze.
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130 000 Français de l’étranger ont voté pour la première fois par internet. (FRANK MAY / PICTURE ALLIANCE / DPA/AFP)

Les Français expatriés ont commencé à voter par Internet pour le second tour des législatives depuis 12h mercredi 6 juin. La gauche part avec un avantage dans sept circonscription sur onze.

Les Français de l'étranger, qui ont voté avant leurs compatriotes de métropole pour le premier tour des législatives, peuvent voter par internet pour le second tour depuis mercredi à 12h (heure de Paris) et jusqu'à mardi prochain.

Pour la première fois, les Français expatriés seront représentés à l'Assemblée nationale par 11 députés.

Le premier tour, qui s'était déroulé du 23 au 29 mai par internet et le week-end dernier dans les bureaux de vote, s'est soldé par un avantage de la gauche, arrivée en tête dans sept circonscriptions sur onze (6 PS et 1 EELV).

Seulement un sur cinq des 1,1 million d'électeurs inscrits ont participé au scrutin, dont 57% (126 947) par internet.

Pour le second tour, les Français expatriés qui n'auront pas voté par internet, par correspondance et par procuration, se rendront dans les bureaux de vote en même temps que les autres Français, le 17 juin (le 16 juin dans le continent américain).

Le reportage en Allemagne de nos confrères Hugues Huet et Michel Anglade de France 3.

Des doutes sur la fiabilité du vote par Internet

Pour voter par Internet, jusqu'au mardi 12 juin à 12h, les électeurs établis hors de France doivent se rendre sur le site www.votezaletranger.gouv.fr, munis d'identifiant et mot de passe.

La fiabilité du vote par Internet a fait l'objet de critiques et d'interrogations. Un internaute nantais, Laurent Grégoire, avait assuré qu'il était possible d'injecter un virus modifiant le vote de l'internaute à son insu, après qu'il l'a validé.

Le Parti pirate, qui présentait quatre candidats dans des circonscriptions de Français de l'étranger, tous éliminés pour le second tour, avait dénoncé "des insuffisances graves" dans la sécurité.

Mais pour le directeur des Français de l'étranger au ministère des Affaires étrangères, François Saint-Paul, les précautions prises sont telles qu'il "faudrait des milliers d'années avec un ordinateur pour forcer un bulletin de vote" numérique.

Paradoxalement, un raté technique rencontré lors du scrutin illustre sa fiabilité aux yeux de l'administration : certains électeurs n'ont pu voter car ils disposaient d'une version nouvelle du langage de programmation Java, incompatible avec les verrous de sécurité du vote mis en place avant sa mise sur le marché.

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