Le Parlement européen a levé mardi l'immunité de Bruno Gollnisch

L'élu Front national fait l'objet d'une plaine pour "incitation à la haine raciale" à la suite de propos contre l'islam tenus en 2008 par son groupe politique au Conseil régional de Rhône-Alpes.Le Parlement, réuni en session plénière à Strasbourg, a approuvé à une écrasante majorité cette levée d'immunité parlementaire.

Bruno Gollnisch (janvier 2011)
Bruno Gollnisch (janvier 2011) (AFP / Miguel Medina)

L'élu Front national fait l'objet d'une plaine pour "incitation à la haine raciale" à la suite de propos contre l'islam tenus en 2008 par son groupe politique au Conseil régional de Rhône-Alpes.

Le Parlement, réuni en session plénière à Strasbourg, a approuvé à une écrasante majorité cette levée d'immunité parlementaire.

Les députés européens ont estimé que les faits susceptibles d'être reprochés à Bruno Gollnisch n'avaient rien à voir avec ses activités politiques en tant que député européen, mais uniquement avec "ses activités sur le plan purement régional et local".

L'affaire concerne un communiqué de presse qui fustigeait "l'invasion de notre patrie et la destruction de notre culture et de nos valeurs" par l'islam. Le texte avait été publié en octobre 2008 sur le site web du groupe Front national (FN) au Conseil régional de Rhône-Alpes, groupe que préside Bruno Gollnisch.

La Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) avait déposé plainte et une enquête contre X avait été ouverte en janvier 2009. Mais Bruno Gollnisch avait refusé de répondre à la convocation des enquêteurs, faisant valoir son immunité d'eurodéputé.

Elu au Parlement européen depuis 1989, il avait déjà vu son immunité levée en 2005. Il était alors poursuivi pour contestation de crimes contre l'humanité. Il a été condamné pour ces faits à trois mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende, mais cette décision a été annulée par la Cour de cassation en juin 2009.