Municipales à Paris : pour Agnès Buzyn, Cédric Villani a posé un "rapport de force"

L'ancienne ministre et l'ancien "marcheur" ont échangé lundi par téléphone, sans se mettre d'accord sur les conditions d'un rapprochement de leurs candidatures, a confirmé la candidate. 

Agnès Buzyn lors de la campagne pour les municipales à Paris, mardi 18 janvier 2020. 
Agnès Buzyn lors de la campagne pour les municipales à Paris, mardi 18 janvier 2020.  (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Elle a accordé sa première longue interview depuis l'annonce de son entrée dans la course à la mairie de Paris. Agnès Buzyn, candidate LREM dans la capitale, a évoqué dans Le Parisien, mercredi 19 février, son adversaire et ancien "marcheur", Cédric Villani. 

Interrogée sur un éventuel rapprochement de leurs candidatures avant le 1er tour, l'ancienne ministre de la Santé a reproché à son rival, qu'elle a eu au téléphone lundi, de poser un "rapport de force".  "Moi, je lui ai tendu la main. Mais il a posé des conditions strictes : ce n'est pas comme cela que je travaille. Je ne suis pas dans le rapport de force. Et là, il a posé un rapport de force...", a-t-elle observé, en notant toutefois qu'il n'y avait pas de "tension" entre eux. "Nous nous apprécions, nous nous respectons", a-t-elle dit.

Quant à un éventuel autre contact téléphonique "dans les jours qui viennent" avec Cedric Villani ? Pour Agnès Buzyn, en tout cas, cela "n'est pas prévu".

Cédric Villani pose ses conditions

Le mathématicien, exclu de LREM pour avoir maintenu sa candidature contre Benjamin Griveaux, finalement contraint de se retirer de la course après la diffusion de vidéos intimes, avait déjà évoqué ce coup de fil avec son ancienne collègue d'En marche. Invité de France 2 mardi matin, Cédric Villani s'est réjoui d'avoir eu un "échange cordial" et "sur le fond" avec Agnès Buzyn pour qui il a "du respect" et "de l'estime". 

Interrogé sur un rapprochement possible avant le 1er tour, Cédric Villani avait répondu : "Je le dis depuis toujours, ma candidature continue en liberté, en indépendance, tout en étant ouverte à discussion avec les uns avec les autres".

Lundi, dans un communiqué, l'équipe Villani avait posé ses conditions à un rapprochement avec Agnès Buzyn : des "concessions majeures sur l'écologie, la démocratie, la métropole : un plan d'investissements de 5 milliards pour le climat, l'agrandissement de Paris" et "le tirage au sort" de certains élus parmi la population.

L'équipe du mathématicien a également réclamé "l'ouverture à un accord de second tour avec les Verts pour réussir l'alternance à Anne Hidalgo sur une base écologiste et progressiste".