DIRECT. "Je n'arrive pas en terre inconnue", déclare Elisabeth Borne lors de la passation de pouvoir avec François de Rugy

Il s'exprime après sa démission, mardi, du poste de ministre de la Transition écologique. 

François de Rugy et Elisabeth Borne lors de la passation de pouvoir au ministère de la Transition écologique, le 17 juillet 2019 à Paris.
François de Rugy et Elisabeth Borne lors de la passation de pouvoir au ministère de la Transition écologique, le 17 juillet 2019 à Paris. (FRANCEINFO)
Ce qu'il faut savoir

Il a cédé. François de Rugy a finalement décidé de démissionner, mardi 16 juillet, après la série de révélations de Mediapart, notamment sur les dîners fastueux de l'ancien président de l'Assemblée nationale organisés à l'hôtel de Lassay. Pour le remplacer, la ministre des Transports, Elisabeth Borne, a été rapidement choisie par l'exécutif.

"Une vie d'engagements ne se résume pas à quelques images", a déclaré François de Rugy lors de la passation de pouvoir. "Aucune maladresse, aucune erreur payée au prix le plus cruel ne peut venir dépasser les actes posés, les avancées réalisées pour mener une politique écologique de progrès", s'est-il défendu, faisant valoir son bilan.  

 La passation de pouvoir entre François de Rugy et Elisabeth Borne s'est déroulé à 13h30, sur le perron de l'hôtel de Roquelaure, siège du ministère de l'Ecologie.

De nouvelles révélations. Après la démission de François de Rugy, Mediapart et Ouest France publient de nouvelles informations sur son utilisation des voitures avec chauffeur.

Réactions mitigées. La nomination à l'Ecologie d'Elisabeth Borne, qui n'a pas le statut de ministre d'Etat, ne fait pas l'unanimité. "Nommer à l'Ecologie celle qui s'apprête à remettre 25 000 camions sur les routes en fermant la ligne Perpignan-Rungis, c'est fort !", estime par exemple le PCF.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #RUGY

21h50 : Bonsoir @anonyme. Je ne sais pas exactement ce que vous évoquez par "retraite de ministre". Sachez toutefois que jusqu'en 2013 et la promulgation de la loi sur la transparence de la vie publique, ministres et secrétaires d'Etat quittant le gouvernement bénéficiaient, durant six mois, d'une indemnité équivalente à leur ancien salaire. Désormais, cette indemnité n'est versée que pendant trois mois. Si le sujet vous intéresse, j'avais écrit en janvier un article récapitulant les avantages dont bénéficient les politiques à la fin de leur mandat.

21h49 : Bonsoir j'ai une petite question en démissionnant M. De Rugy perçoit-il une retraite de ministre ?

21h32 : "Etre ministre d'Etat, c'est d'abord la reconnaissance d'un parcours politique, cela correspondait au profil de mes prédécesseurs, comme cela correspondait aussi au profil de François Bayrou quand il a été ministre ou à Gérard Collomb."

Interrogée par BFMTV, la nouvelle ministre de la Transition écologique a réagi au fait de ne pas avoir bénéficié du titre de ministre d'Etat. Elle estime toutefois que si elle ne possède "pas le parcours politique de ses prédécesseurs", son profil présente d'autres "atouts".

20h06 : Voici le point sur l'actualité à 20 heures :

François de Rugy a évoqué son "soulagement" cet après-midi, au lendemain de sa démission et de son remplacement par Elisabeth Borne, après une semaine de polémiques sur son train de vie.

Météo France annonce un nouvel épisode canicule pour la semaine prochaine.

• Le train de fret transportant des primeurs de Perpignan au marché de Rungis, actuellement en sursis, est suspendu jusqu'au 1er novembre.

• Il s'en est fallu d'un cheveu, mais c'est bien Caleb Ewan qui a remporté la 11e étape entre Albi et Toulouse. Julian Alaphilippe reste en jaune.

19h49 : Bonsoir . Nous recevons de très nombreux commentaires, et il est hélas assez difficile de répondre à tout le monde tout en assurant un suivi de l'actualité, mais nous faisons de notre mieux, c'est promis ! Votre question a été posée à la porte-parole du gouvernement après le Conseil des ministres. Sibeth Ndiaye a indiqué qu'en matière d'écologie, les actions de l'exécutif étaient désormais "sur les rails" et qu'"il n'est pas apparu nécessaire de poursuivre avec cette mention de ministre d'Etat qui (...) n'entraîne pas au quotidien de différence effective dans la capacité à déployer des politiques publiques".

19h49 : Certes vous ne répondez jamais, mais je tente ! Pourquoi Elisabeth Borde n'a-t-elle pas été nommée Ministre d'ÉTAT ? MERCI.

18h17 : Avec le départ du ministre de la Transition écologique, il y a désormais 18 femmes et 17 hommes au gouvernement, en comptant le Premier ministre. Les femmes restent toutefois moins nombreuses aux postes de ministres de plein exercice (9 femmes, 10 hommes) et surreprésentées chez les secrétaires d'Etat (9 femmes, 6 hommes).

18h16 : Avec le départ du gouvernement de François de Rugy, les femmes sont devenues majoritaires au sein de l'exécutif. Une première dans l'histoire de la Ve République !

18h34 : Il est 18 heures, voici le point sur l'actualité :

Météo France annonce un nouvel épisode canicule pour la semaine prochaine.

• En passant le pouvoir à Elisabeth Borne, François de Rugy a évoqué une "erreur regrettée et payée au prix le plus élevé et le plus cruel".

• La Cour de cassation donne raison au gouvernement. Le plafonnement des indemnités pour licenciement abusif est "compatible" avec les traités internationaux signés par la France.


• Il s'en est fallu d'un cheveu, mais c'est bien Caleb Ewan qui a remporté la 11e étape entre Albi et Toulouse. Julian Alaphilippe reste en jaune.

17h50 : Contrairement à François de Rugy, Elisabeth Borne n'a pas été nommée ministre d'Etat. On vous explique pourquoi elle n'a pas hérité de ce statut dans cet article.

17h33 : Hier, sur un plateau télé, le journaliste Pascal Jalabert, rédacteur en chef du groupe Ebra, a sommé un journaliste de Mediapart de donner les sources des articles sur François de Rugy. Dans un communiqué, le section syndicale SNJ du groupe "dénonce cette attitude qui ne fait pas honneur à la profession, et ternit gravement l’image de l’ensemble des rédactions des journaux détenus par le Crédit mutuel".

16h55 : Bonjour . Oui, François de Rugy redeviendra député dans un mois, comme la loi le prévoit. Son suppléant, qui va donc céder sa place, l'a rappelé hier sur Twitter.

16h55 : Bonjour Thomas. Vous l'avez peut-être précisé précédemment mais je voulais savoir si François de Rugy redevenait député ou s'il démissionnait de tout mandat ? D'avance merci et bonne journée

16h41 : "J'ai le sentiment que cet homme est atteint."

Avec l'affaire François de Rugy, Patrick Maisonneuve s'est remémoré les derniers moments de Pierre Bérégovoy. "Dans les trois mois qui ont précédé son suicide, j'ai assisté à un déferlement et à un pilonnage en règle, qui a conduit à sa descente aux enfers", explique-t-il à franceinfo. A l'époque, on reprochait au Premier ministre un prêt sans intérêts d'un million de francs (150 000 euros), dont il avait bénéficié de la part de l’industriel Roger-Patrice Pelat, compagnon de stalag et ami le plus intime de François Mitterrand.

16h43 : "Quand j'ai vu le visage de François de Rugy sur BFMTV, j'ai pensé à Pierre Bérégovoy."

Interrogé par franceinfo, Patrick Maisonneuve, devenu l’avocat de Pierre Bérégovoy en février 1993, ne juge pas "illégitime" que François de Rugy fasse une comparaison entre son sort et celui de l'ancien Premier ministre de François Mitterrand qui s'est suicidé en mai 1993, un mois après sa démission.

16h43 : @AndréLucien : Puisque cette histoire de particules vous passionne, quelques précisions. La règle évoquée tout à l'heure ne fonctionne pas avec de Gaulle, car si son nom est composé de deux syllabes, il se termine par un e muet. Donc on garde la particule comme pour les noms à une seule syllabe, comme l'expliquait un historien du langage au Figaro. Avant que vous ne me posiez la question, je vous précise qu'il existe des exceptions, comme Sade.

16h31 : Loin de moi, l'idée de galvauder les investigations journalistiques, mais je n'ai jamais entendu "Gaulle" pour désigner l'inégalable Charles de Gaulle...

16h16 : Bonjour M. @anonyme. L'un n'empêche pas l'autre. Nous avons consacré de nombreux articles à l'histoire du train de Rungis. Pas plus tard que mardi, ma collègue Violaine Jaussent vous racontait que le train circulait probablement à vide.

16h16 : Bjr Mr Baïetto, au lieu de parler particule, serait-il pas plus intéressant de parler de l'inaction de Me Borne pdt 2 ans pour ne pas sauver le fret de rungis ?

15h54 : Le débat que vous soulevez @anonyme a agité notre rédaction la semaine dernière. Je vous transmets la réponse de Jalila Zaoug, l'une de nos secrétaires de rédaction, ces collègues chargés – entre autres – de veiller à l’orthographe du site. La voici : "Selon "Le Bon Usage", référence de la langue française, la particule disparaît lorsqu'on utilise le nom seul si celui-ci fait au moins deux syllabes. C'est pourquoi on dit "La Fontaine", "Musset" et "Rugy"".

15h53 : #DE_RUGY !!!! Pas "rugy" !

15h34 : Il est tombé en sept jours. Des premières révélations à sa démission, notre journaliste Ilan Caro vous raconte la chute de François de Rugy.


(LUDOVIC MARIN / AFP)

15h29 : Voici le discours prononcé par Elisabeth Borne lors de la passation de pouvoirs.

(FRANCEINFO)

15h22 : @ThierryMunich : Lors de son discours, Elisabeth Borne était entourée d'Emmanuelle Wargon (à droite sur l'image) et Brune Poirson (à gauche sur l'image), les deux secrétaires d'Etat rattachées au ministère de la Transition écologique et solidaire.



(FRANCEINFO)

15h22 : Puis-je poser une question, qui est peut-être indiscrète, qui était la personne à la gauche de madame Borne ?

15h03 : Lors de son point-presse tout à l'heure, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a confirmé que les enquêtes lancées sur François de Rugy par le gouvernement ne s'arrêtaient pas avec sa démission. Les résultats seront publiés dans les jours à venir, a-t-elle assuré.

14h59 : Si vous l'avez manqué, voici l'intégralité du discours de François de Rugy.




(FRANCEINFO)

14h39 : Il était bien. Rugy président

14h38 : Peu importe il faut être exemplaire et encore plus quand on est au niveau de la gouvernance !!!

14h38 : Un peu tard pour l'intérêt collectif... mais je comprends que ce soit difficile de se séparer de toutes ces petits avantages de la République

14h38 : Un homme politique doit monter l’exemple surtout avec l’argent du contribuable, chef d’entreprise, le fisc me serait tombé dessus depuis longtemps avec des pénalités à la clé. Alors c’est d’autant plus grave lorsque c’est un ministre qui tape dans la caisse

14h38 : Bonjour, « Une vie d’engagements... » demandez aux bénévoles qui s’occupent d’associations et qui les font avancer, quels AVANTAGES ils ont... cher M. de Rugy...

14h38 : Le discours d'adieu de François de Rugy vous fait réagir dans les commentaires.

14h39 : Avant de succéder à François de Rugy au ministère de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne avait fait quelques déclarations "pas très écolos". Nous les avons compilées dans cet article.

14h24 : Elisabeth Borne a terminé son discours. François de Rugy salue ses collaborateurs, avant de quitter l'hôtel de Roquelaure.



(FRANCEINFO)

14h31 : "Il n'y a pas de temps à perdre. Dans quelques minutes, j'aurai l'honneur de défendre devant le Sénat le projet de loi Energie et climat".

14h22 : "Je mesure l'ampleur de la tâche qui m'attend. Beaucoup a été fait depuis deux ans. De nombreuses transformations sont engagées. Beaucoup reste à faire. La France continuera à porter ces enjeux."

14h20 : "Il ne suffit pas de décréter la transition écologique pour qu'elle s'accomplisse. La transition s'accomplit tous les jours par des actes."

14h20 : "Je n'arrive pas en terre inconnue, je suis ici dans une maison que je connais bien (...) J'y retrouve de nombreux visages familiers et des équipes dont je connais la compétence."





(FRANCEINFO)

14h18 : "Je mesure l'immense honneur qui m'est fait de vous succéder, ainsi qu'à Nicolas Hulot à la tête de ce grand ministère. Je remercie le Premier ministre et le président de la République."

14h16 : François de Rugy a terminé son discours. C'est au tour d'Elisabeth Borne de prendre la parole.

14h16 : "Bonne chance à toi Elisabeth, bonne route à vous tous et toutes. Nous nous retrouverons pour l'écologie, pour la République et pour la France."

14h31 : "Hier, en prenant ma décision personnelle, difficile, j'ai fait passer l'intérêt collectif avant l'intérêt personnel."

14h32 : "Il est aussi plus personnel. Je ne m'étendrai pas longuement sur ce point. Chacun me comprendra. Je dirais que si l'engagement politique apporte des satisfactions, il charrie des difficultés, des douleurs pour celui ou celle qui s'engage, on en prend le parti, on accepte d'en payer le prix mais aussi pour ses proches."

14h13 : "Vous passer le témoin est un double soulagement. Politique, parce que je sais votre compétence, votre engagement, votre sens de l'Etat, votre détermination à conduire les transformations écologiques contre toutes les inerties."

14h11 : "Je pourrais allonger la liste des actions réalisées pendant ces 10 mois. Tout cela, c'est de l'écologie en action, qui passe forcément par la politique."

14h10 : "J'ai convaincu le président de créer pour la première fois une assemblée de 150 citoyens tirés au sort. Je sais que le processus est lancé et qu'il est irréversible."

14h10 : "Ici, nous avons agi. J'ai engagé la fermeture irréversible des quatre dernières centrales à charbon. La décision avait été annoncée, il fallait la mettre en œuvre. J'ai mis en oeuvre la fermeture de la centrale de Fessenheim, longtemps promise, jamais mise en œuvre. Jamais un gouvernement français n'avait fermé une centrale nucléaire en activité."

14h33 : "Une vie d'engagement ne se résume pas à quelques images."

Le ministre fait allusion aux photos des dîners révélés par Mediapart.

14h21 : "Aucune maladresse, aucune erreur regrettée et payée au prix le plus élevé et le plus cruel ne peut venir dépasser les actes posés, les avancées réalisées pour mener une politique écologique de progrès."

Le ministre défend son bilan.