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Hervé Morin toujours candidat malgré les sondages et les critiques dans son camp

Hervé Morin était l'invité du 12-13 dimanche sur France 3, ce 18 décembre. Il a répondu aux voix, qui dans son propre camp, l'enjoignent de stopper sa candidature à l'élection présidentielle.
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Hervé Morin lors de l'annonce officielle de sa candidature à Berville-sur-Mer (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Hervé Morin était l'invité du 12-13 dimanche sur France 3, ce 18 décembre. Il a répondu aux voix, qui dans son propre camp, l'enjoignent de stopper sa candidature à l'élection présidentielle.

Y aura-t-il de la neige à Noël ? Hervé Morin sera t-il toujours candidat au mois de février ?

Retrait demandé

Ce sont les deux questions qui taraudent les militants et les élus du Nouveau centre. Les opposants internes à la candidature d'Hervé Morin avaient boycotté l'annonce officielle de celle-ci en Normandie. Aujourd'hui, ils font monter la pression d'un cran et lui demandent de se retirer.

Il s'agit tout d'abord de Maurice Leroy, ministre de la Ville, cité par "L'Express.fr". "Sincèrement, si Hervé Morin fait une campagne de notoriété jusqu'en février, ce n'est pas un drame. ça s'arrêtera là, et on restera bons amis", prévient M. Leroy qui ajoute plus menaçant, "sinon en février, je sifflerai la fin de la récréation".

Sur le plateau de France 3, M.Morin répond aux journalistes qui lui rappellent cette prise de position. "Vous me citez toujours les mêmes. Vous pourriez citer ceux qui me soutiennent. Au conseil national du Nouveau centre, 550 cadres ont donné leur accord à ma candidature".

Sarkozy d'un côté....

Interrogé sur les risques d'un 21 avril à l'envers pour la droite, le candidat centriste reconnait que "ce serait une lourde responsabilité". "Ce n'est pas le scénario aujourd'hui", ajoute t-il, " mais si le président sortant était en situation de danger face à Marine Le Pen, c'est qu'il y a un vrai problème, celui de notre capacité à gagner l'élection".

Au détour de cette phrase, M. Morin ne laisse pas de doutes sur ses consignes de vote pour le second tour. A Metz, lundi, il confiait avoir repris des relations normales avec le chef de l'Etat. Mais pour jouer le rapport de force, il prend en même temps ses distances.

Sur le plateau de France 3, il propose un référendum sur les questions de démocratie: cumul des mandats, conflit d'intérêts et statut pénal du président de la République. "Cette république irréprochable promise ne l'a pas été plus qu'avant", constate M. Morin.

.... Bayrou de l'autre

Dans une interview au "Parisien", Jean Christophe Lagarde, n°2 du Nouveau centre, lui, rend un hommage appuyé à François Bayrou et n'écarte pas l'idée de voter pour le président du MoDem à l'élection présidentielle. "Les Français ne s'intéressent pas à Hervé Morin. Sa candidature solitaire fait courir un risque mortel au Nouveau Centre", explique le député-maire de Drancy.

De fait, si les choses restent en l'état, le Nouveau centre, parti créé sur la scission de l'UDF en 2007, pourrait se diviser en trois camps avant le premier tour: ceux qui soutiennent Nicolas Sarkozy, ceux qui appuient Hervé Morin et ceux qui rejoignent François Bayrou.

"Après les élections, les majorités se reforment", reconnaît M. Morin. Cinq ans après, le centre devra sans doute se recomposer une nouvelle fois à l'issue des élections de 2012.

On se souvient de ses voeux l'année dernière enregistrés dans sa cuisine et qui avaient été moqués. Pour ceux de cette année, M. Morin promet une surprise.

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