1er-Mai : le gouvernement craint les black blocs

Les violences du 1er-Mai 2018 pourraient de nouveau avoir lieu un an plus tard, selon les autorités.

France 3

Des hôteliers qui se barricadent derrière des planches de contreplaqué et des commerçants pris d'inquiétude et d'appréhension. Mercredi 1er mai, ils auront ordre de baisser le rideau. Christian Noël a du mal à cacher son désarroi de devoir fermer sa concession Renault. L'année dernière a été un 1er-Mai très mouvementé pour le commerçant, pris pour cible comme de nombreux magasins. Il y a un an, sa concession avait été incendiée à Paris. Un peu plus loin, c'est un fast-food qui avait été saccagé. À chaque fois, c'est l'oeuvre de manifestants radicaux formant un Black bloc. En face, les forces de l'ordre ont parfois paru débordées. 

Contrôles dès mardi soir

Des scènes de chaos en plein Paris que craint de revivre mercredi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Selon lui, "1 000 à 2 000 activistes radicaux possiblement renforcés d'individus venant de l'étranger pourraient tenter de semer le désordre et la violence." Le principal cortège parisien ira de la tour Montparnasse à la place d'Italie. Sont interdits les quartiers des Champs-Élysées, de l'Assemblée nationale et de Notre-Dame. Pour limiter les risques, le dispositif policier est conséquent. Sur le terrain, 7 400 policiers et gendarmes seront mobilisés. C'est cinq fois plus que l'an dernier. 917 seront répartis sur 27 sites stratégiques à Paris. Ils seront chargés de contrôler et d'interpeller les individus suspects. Ces contrôles ont commencé mardi 30 avril, dès 18 heures.

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Des manifestants, pour beaucoup habillés de noir, participent à une journée de mobilisaton des \"gilets jaunes\" à Paris, le 16 mars 2019.
Des manifestants, pour beaucoup habillés de noir, participent à une journée de mobilisaton des "gilets jaunes" à Paris, le 16 mars 2019. (VALENTINE ZELER / HANS LUCAS / AFP)