Procès du FN : le parquet de Paris requiert des amendes et des peines de prison ferme

Le Rassemblement national pourrait être encore plus affaibli financièrement à l'issue du procès qui continue jeudi 28 novembre . Le parquet de Paris a requis une forte amende contre le parti accusé d'avoir fait des montages litigieux lors des législatives de 2012. L'État va jusqu'à réclamer près de 12 millions de dommages et intérêts.

FRANCE 3

Frédéric Chatillon, proche conseiller de Marine Le Pen, est l'homme au cœur des accusations. Jeudi 28 novembre, le parquet de Paris a requis contre lui quatre ans de prison, dont deux ferme. Pendant les législatives et présidentielles de 2012, il est accusé d'avoir vendu des kits de campagne, drapeaux, affiches et tracts à des prix excessifs aux candidats du Front national. Les procureurs y voient un système de surfacturation. Une escroquerie à laquelle auraient participé les six autres prévenus. Contre eux, il est requis des peines de dix mois de prison avec sursis jusqu'à six mois ferme.

L'État réclame 12 millions d'euros de dommages et intérêts

500 000 € d'amendes ont également été demandés contre le parti d'extrême droite. L'avocat de l'État réclame quant à lui près de 12 millions d'euros de dommages et intérêts. Les prévenus et leurs avocats dénoncent un procès politique. Le procès s'achèvera vendredi 29 novembre.

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Le logo du Rassemblement national lors des élections européennes, le 26 mai 2019, à Paris.  (BERTRAND GUAY / AFP)