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François Fillon a mis en garde mardi contre de nouvelles scissions qui pourrait fragiliser la majorité

Depuis l'annonce de Jean-Louis Borloo jeudi dernier, de quitter l'UMP, l'inquiétude de plusieurs membres de la majorité est manifeste.A commencer par celle du Premier ministre. Lors d'une réunion à huis clos du groupe UMP à l'Assemblée, François Fillon a lancé un appel à l'unité, manière d'enrayer toutes nouvelles tentatives d'émancipations.
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Le Premier ministre François Fillon à l'Assemblée nationale, le 22 mars 2011. (AFP - Bertrand Guay)

Depuis l'annonce de Jean-Louis Borloo jeudi dernier, de quitter l'UMP, l'inquiétude de plusieurs membres de la majorité est manifeste.

A commencer par celle du Premier ministre. Lors d'une réunion à huis clos du groupe UMP à l'Assemblée, François Fillon a lancé un appel à l'unité, manière d'enrayer toutes nouvelles tentatives d'émancipations.

"J'ai toujours défendu l'unité de notre mouvement. Nous avons le devoir de nous parler, de nous écouter mais aussi de faire des concessions", a-t-il dit, selon des propos rapportés par plusieurs députés.

"L'effort de redressement de notre pays dépasse nos intérêts personnels. Je demande à chacun de bien réfléchir avant de prendre une décision qui pourrait avoir des conséquences graves pour notre pays", a-t-il ajouté.

Le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a déploré lui "toutes les initiatives qui affaiblissent l'union de la majorité" lors de son point de presse hebdomadaire.

"Je redoute que la situation qui a conduit Jean-Louis Borloo à prendre cette décision conduise aux erreurs du passé, à l'affrontement des droites françaises", a-t-il déclaré, reprochant sur le mode de la contrepèterie à l'ancien ministre de l'Ecologie de favoriser "les gaz de schisme".

Ne pas laisser le monopole du terrain social à Jean-Louis Borloo
D'autres à l'UMP se veulent plus rassurants. "Il y a un temps pour l'expression et un temps pour l'engagement, pour le moment, c'est le temps de l'expression qui prévaut", a commenté l'ex ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, selon des propos rapportés par Le Figaro.

Quelques précautions ont tout de même étaient mis en place pour éviter que Jean-Louis Borloo ne rallie à sa cause un trop grand nombre d'élus.

François Fillon a ainsi demandé à ses proches de relayer la sensibilité "gaulliste sociale" et "humaniste" qu'incarne, aux yeux de nombre d'électeurs, l'ancien ministre de l'Ecologie.

Des valeurs loin des préoccupations sécuritaires ou migratoires, particulièrement mis en avant ces derniers mois par les tenants de la droite populaire.

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