DIRECT. La Fête à Macron rassemble un peu moins de 40 000 manifestants à Paris, selon un décompte indépendant

Le cabinet Occurence, chargé par un groupe de médias (dont franceinfo) d'effectuer un décompte indépendant, estime que 38 900 personnes ont pris part au défilé. 

Ce direct est terminé.

Ce qu'il faut savoir

Un chiffre "impressionnant". La France insoumise revendique 160 000 participants à la Fête à Macron, samedi 5 mai à Paris. La préfecture de police en compte 40 000. De son côté, le cabinet Occurence, chargé par un groupe d'une vingtaine de médias (dont franceinfo, Le Monde, Libération, Le Figaro, Europe 1, RTL et Mediapart) d'effectuer un décompte indépendant, estime que 38 900 personnes ont pris part au défilé. Suivez le rassemblement en direct avec franceinfo.

 Appel à une "marée humaine" le 26 mai. Jean-Luc Mélenchon a pris la parole lors du défilé, appelant à une nouvelle journée de mobilisation à la fin du mois. Le leader de La France insoumise a lancé : "Le 26 mai, par millions, déferlez, soyez la marée humaine qui change l'histoire !". 

 "Une ambiance carnavalesque". Les organisateurs de La Fête à Macron se félicitent de la réussite de la mobilisation qui a réuni plus de 100 000 personnes, selon eux, "dans une ambiance particulièrement festive et carnavalesque, sous les coups... de soleil !", peut-on lire dans leur communiqué.

 Une voiture de Radio France prise pour cible. Une quarantaine de personnes s'en sont pris au véhicule de Radio France stationné près de la place de la Bastille, et une vitre a été brisée. Il n'y a pas de blessé parmi les envoyés spéciaux de Radio France. La préfecture de police de Paris indique que les images de vidéosurveillance sont en train d'être étudiées, "à des fins judiciaires".

Forte mobilisation policière. Le préfet de police, Michel Delpuech, a annoncé que 2 000 policiers et gendarmes seraient déployés à Paris. Une décision conforme à la promesse du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sous le feu des critiques après les destructions spectaculaires du 1er mai causées par quelque 1 200 black blocs. Gérard Collomb avait annoncé que les autorités feraient appel à "encore plus de forces de l'ordre lors des prochaines manifestations".

 Huit interpellations. Parmi elles, figure une personne soupçonnée d'avoir participé à la dégradation du car-régie de Radio France. Un autre individu a été placé en garde à vue dans le 5e arrondissement de Paris après des "contrôles préventifs", explique la préfecture de police de ParisDeux autres personnes ont été arrêtées pour port d'arme prohibé, de "l'outillage" considéré comme des armes par destination.  

Des manifestations dans plusieurs villes. Commencée en musique à Paris place de l'Opéra, avec un pique-nique-concert à partir de midi, la manifestation doit se terminer vers 20 heures avec un autre concert, place de la Bastille. D'autres manifestations se déroulent à Toulouse, Bordeaux, Strasbourg et Rennes.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #FETE_A_MACRON

23h03 : Comme le note le JDD, François Ruffin, organisateur de la manifestation, devait s'exprimer à la fin du cortège, mais "finalement ça ne s’est pas passé comme ça". Une intervention au milieu du cortège, un peu passée inaperçue après celle de Jean-Luc Mélenchon, qui a un peu noyauté l'initiative de son compagnon de groupe à l'Assemblée nationale.

19h32 : Notre journaliste Valentine Pasquesoone se trouvait dans le cortège de la manifestation de la Fête à Macron. Elle nous décrit dans son article sept choses qui l'ont interpellée.




(GERARD JULIEN / AFP)

19h04 : On avait jusque là trois chiffres de participation pour la Fête à Macron. En voilà un quatrième, car les organisateurs, proches de François Ruffin, revendiquent dans un communiqué "plus de 100 000 personnes".

Pour rappel, la France Insoumise a compté 160 000 personnes, la préfecture de police 40 000 et le cabinet indépendant Occurence 38 900.

18h13 : Tout en minimisant les violences qui ont émaillé le cortège, Sophia Chikirou, directrice du Média et proche de Mélenchon, s'exprime sur Twitter.

18h10 : Sur Twitter, Jean-Luc Mélenchon accuse ceux qui ont compté environ 40 000 personnes dans la manifestation –la préfecture et le cabinet Occurences– de mentir et même d'être "payé pour mentir", référence aux accointances supposées entre le cabinet et le parti majoritaire. Un article de Checknews est revenu sur cette prétendue collusion.

17h41 : La manifestation n'est pas terminée, place de la Bastille, tweete notre journaliste sur place.

17h34 : Côté coulisses, Gérard Collomb partage quelques photos de l'organisation de la police pour la Fête à Macron.

17h19 : Les manifestants n'ont pas la même interprétation, comme le montre cette pancarte, à Lille.

17h18 : Un journaliste de LCI signale la présence de black blocs (une cinquantaine) dans le cortège.

17h37 : Et si, comme nous, vous avez tiqué sur l'expression "urgence relative", sachez qu'il s'agit d'un terme médical qui sert à classifier les urgences. Cela veut dire : "Pathologie sub-aiguë ne mettant pas en jeu le pronostic vital"

17h08 : La préfecture de police nous indique que l'homme qu'on a présenté comme un gendarme à terre est en fait un policier, qu'il a été pris en charge après avoir reçu un projectile et que son cas inspire une "urgence relative".

16h56 : Le journaliste de France 2 Clément Le Goff vient de tweeter la photo d'un gendarme à terre. Plusieurs journalistes indiquent que la situation se tend place de la Bastille, terme supposé du cortège.

17h04 : @anonyme Je vous invite à lire la page du site de la société Occurence où ils expliquent comment ils procèdent, ou cet article de Libération qui avait suivi les compteurs lors de la manifestation du 22 mars. On y apprend qu'ils utilisent des capteurs et qu'ils pondèrent les chiffres de la machine (plutôt à la hausse).

16h50 : Justement, cela pose la question de l'indépendance du comptage. Vous parlez d'un cabinet de comptage indépendant, dont on ne connaît pas les méthodes, auquel les médias font confiance. Permettez-moi d'en douter compte tenu de la façon dont par ailleurs, les prétendus "indépendants" servent les intérêts d'un pouvoir qui les récompense sans arrêt.

16h48 : Je suis interpellée par le chiffre proche entre le cabinet Occurence et celui de la Prefecture de police. Cela peut vouloir dire, n’en deplaise à la France insoumise, que la Prefecture de police (à la solde de l’Etat !) donne les bons chiffres de participants à cette manifestation familiale.

16h47 : Le fait que les organisateurs de manifs (syndicats ou partis manifestants régulièrement) donnent des chiffres tjs tres importants ne vous interpelle-t-il pas? ;-)

16h43 : @anonyme Vous pouvez vous arc-bouter sur vos convictions, mais cela fait plusieurs fois que le décompte indépendant tombe près de celui de la police :

- le 19 avril dernier, la préfecture de police avait compté 11 500 manifestants, Occurence 15 300 et la CGT 50 000.

- le 22 mars, 49 000 pour la préfecture de police, 47 800 pour Occurence et 65 000 pour la CGT.

- enfin, le 12 septembre 2017, Occurence avait compté 29 239 manifestants contre la réforme du Code du travail, la préfecture 24 000 et les syndicats 60 000.

16h39 : Le fait que les médias donnent le même chiffre que le pouvoir ne vous interpelle pas ?

16h38 : Quelques précisions sur l'attaque de la voiture de Radio France place de la Bastille : une quarantaine de personnes s'en sont pris au véhicule stationné près de la place de la Bastille, et une vitre a été brisée. Il n'y a pas de blessé parmi les envoyés spéciaux de Radio France. La préfecture de police de Paris indique que les images de vidéosurveillance sont en train d'être étudiées, "à des fins judiciaires".

16h38 : Selon le cabinet Occurence, 38 900 personnes ont pris part à la Fête à Macron, un chiffre sensiblement proche de celui donné par la préfecture de police (40 000 personnes).

Rappel : les organisateurs parlent, eux, de 160 000 manifestants.

16h35 : @jolber Absolument, franceinfo fait partie d'un groupe de médias qui a chargé le cabinet Occurence d'effectuer un décompte indépendant.

16h35 : Y aura t-il un comptage indépendant pour dénombrer le nombre de participants à la manifestation organisée par la France Insoumise.

16h34 : Une grande majorité des manifestants participant à la Fête à Macron demeurent dans un esprit bon enfant, tweete notre journaliste dans le cortège.

16h24 : Jusqu'à présent, la Fête à Macron se déroulait sans incident. Jusqu'à présent, donc, tweete un journaliste de nos camarades de la radio.

16h12 : 40 000 personnes ont défilé dans les rues de Paris lors de la Fête à Macron, indique la préfecture de police. Le chiffre revendiqué par La France insoumise est quatre fois supérieur.

15h40 : Deux autres personnes ont été arrêtées pour port d'arme prohibé, de "l'outillage" considéré comme des armes par destination. Une quatrième personne a enfin été été interpellée dans le secteur de l'Opéra pour port d'arme prohibé.

15h42 : Quatre personnes ont été interpellées dans le cadre ou en marge de la Fête à Macron, a appris franceinfo auprès de la préfecture de police de Paris. Un premier individu a été interpellé et placé en garde à vue dans le 5e arrondissement de Paris après des "contrôles préventifs". Il était vêtu de noir, et avait sur lui un silex, un couteau, une bombe de peinture et un masque de protection.

15h34 : La France insoumise, qui coorganise la Fête à Macron, revendique 160 000 participants sur son compte Twitter.

15h19 : "Le peuple français est d'abord un peuple rebelle (...). Vous allez bientôt voir la démonstration plus puissante que celle que vous voyez là. Le 26 mai, par millions, déferlez, soyez la marée humaine qui change l'histoire !" termine Jean-Luc Mélenchon.

15h17 : "Nous sommes organisés, disciplinés, stratèges. Vous ne vous êtes pas dépensés aujourd'hui pour rien. Ce qui arrive devant nous, ce n'est pas la fin de notre combat, mais le commencement", affirme Jean-Luc Mélenchon qui appelle à un nouveau rassemblement le 26 mai prochain, "si cela est accepté par tous".

15h13 : "Oui, nous pouvons perdre une élection. Mais jamais nous ne désarmerons de nos objectifs, de notre humanisme, car nous savons que c'est un monde pourri dans lequel nous vivons", assure Jean-Luc Mélenchon.

15h13 : "Nous sommes un rassemblement joyeux et souriant. Nous sommes un rassemblement qui condamne la violence et d'abord la violence verbale des tout-puissants", ajoute Jean-Luc Mélenchon.

15h08 : "Il n'y a pas d'autre loi possible dans la société humaine que l'entraide (...). Nous sommes ceux qui croient à l'Etat, nous croyons au service public, au monopole et notamment au monopole du rail", poursuit Jean-Luc Mélenchon.