Débat PS: les déserts médicaux dans le collimateur

Les candidats à la primaire se sont montrés virulents sur les déserts médicaux allant jusqu'à prôner une politique de contrainte sur l'installation des médecins

Le dernier débat avant le premier tour de la primaire
Le dernier débat avant le premier tour de la primaire (AFP/FRED DUFOUR)

Les candidats à la primaire se sont montrés virulents sur les déserts médicaux allant jusqu'à prôner une politique de contrainte sur l'installation des médecins

Prix de la santé, déserts médicaux, dépassements d'honoraires, rémunération des médecins, rôle et statut de l'hôpital: les participants à la primaire socialiste se sont tous inquiétés sur l'état de la santé en France, tout en montrant des différences entre ceux qui étaient favorables à une politique de coercition et ceux plus favorable à une politique d'incitation.

"La liberté d'établissement ne peut pas nuire à l'égalité des territoires et des citoyens de ce pays", a déclaré M. Montebourg, président du Conseil général de Saône et Loire. "Les mesures incitatives, ça ne marche pas", a poursuivi dans le même ordre
d'idée Martine Aubry, qui propose d'aller "contre la liberté d'installation", comme en Angleterre et la Suisse.

"Vous pensez qu'on peut obliger quelqu'un qui fait des études à aller en Corrèze?", a répondu François Hollande, président du conseil général de ce département rural, en ajoutant préférer "interdire certaines installations" dans les zones bien pourvues en médecins. "On ne peut pas agir par la contrainte", a dit aussi Manuel Valls, député-maire d'Evry, tout comme le radical Jean-Michel Baylet qui "préfère inciter" plutôt que "les mesures coercitives".

Ségolène Royal a pour sa part proposé "d'expérimenter un dispensaire où les médecins seraient salariés dans les zones rurales et les banlieues". François Hollande a mis en cause les dépassements d'honoraires des spécialistes.