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Syrie : l'Onu entame la destruction des armes chimiques

Un mois et demi après l'attaque chimique meurtrière près de Damas, les experts en désarmement envoyés par l'Onu ont commencé leur mission ce dimanche. Au total, ils devront neutraliser un arsenal estimé à 1.000 tonnes. De son côté, Bachar al-Assad assure que ces experts "pourront se rendre sur tous les sites" d'armes.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Khaled Al Hariri Reuters)

C'est une source anonyme citée par l'AFP qui l'annonce : la
destruction du stock d'armes chimiques du régime syrien a commencé ce dimanche.
"Des véhicules lourds vont écraser et détruire les ogives de missiles,
bombes chimiques ainsi que les mélangeurs et les unités mobiles et fixes de remplissage
",
explique l'un des membres de cette mission internationale qui regroupe des
experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques et de l'Onu.

A lire aussi ►►►Syrie : mission à hauts risques pour les experts

C'est la deuxième phase de l'application de la résolution
2118 du Conseil de sécurité
qui prévoit le démantèlement total d'ici la mi-2014
du stock d'armes chimique syrien estimé à un million de tonnes. La tâche
s'annonce complexe puisqu'il a d'abord fallu éplucher les documents fournis par
Damas avant de se rendre sur les sites concernés et procéder, enfin, à la
destruction.

Bachar al-Assad : "Des erreurs personnelles ont été commises "

De son côté, Bachar al-Assad assure dans un entretien
accordé ce dimanche au Spiegel
que "les experts pourront se rendre sur
tous les sites. Ils récupéreront toutes les données, les vérifieront, et
ensuite ils pourront juger de notre crédibilité
". Une façon également de
voir s'éloigner encore plus l'hypothèse d'une frappe internationale en Syrie,
comme l'avait envisagée la France et les Etats-Unis.

Toujours dans cette optique de communication à destination
de la communauté internationale, le président syrien reconnaît que "des
erreurs personnelles ont été commises
" au début du soulèvement contre son
régime en 2011. "La réalité n'est pas noire ou blanche, il y a aussi une
palette de gris. Mais il est correct de dire que nous nous défendons
",
ajoute Bachar al-Assad. 

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