Le prince Harry attaque les tabloïds britanniques en justice pour protéger sa femme Meghan

"Ma plus grande peur est que l'histoire se répète", explique le prince Harry dans une lettre publiée sur son site.

Le prince Harry à Johannesbourg, le 2 octobre 2019.
Le prince Harry à Johannesbourg, le 2 octobre 2019. (ALBERT NIEBOER / ROYAL PRESS EUROPE)

Il avait prévenu qu'il ne laisserait plus son épouse Meghan se faire harceler comme sa mère Diana : le prince Harry a lancé vendredi 4 octobre une offensive judiciaire d'ampleur contre les tabloïds britanniques pour de présumés piratages téléphoniques. Après une plainte contre le Mail on Sunday en début de semaine, le prince de 35 ans est désormais en guerre ouverte contre la presse. Parmi les nouvelles procédures, l'une vise le tabloïd le plus lu, The Sun, a confirmé vendredi son propriétaire, News Group Newspapers.

Selon plusieurs médias, qui évoquent des piratages de boîtes vocales, une plainte a également été déposée contre le Daily Mirror. Mardi, le prince était monté au créneau pour défendre son épouse Meghan, 38 ans. Il avait annoncé sur le site internet du couple une action en justice contre la publication d'une lettre privée par le Mail on Sunday, "illégalement, dans l'intention de détruire (...) en omettant des paragraphes, certaines phrases et même des mots pour masquer les mensonges proférés depuis un an".

Il faisait ainsi allusion à la publication en février par le tabloïd Mail on Sunday d'une lettre de Meghan à son père Thomas Markle, vis-à-vis duquel elle a pris ses distances, et qui ne manque pas une occasion de s'épancher auprès des médias sur sa relation brisée avec sa fille.

"Critiquer n'est pas intimider"

"Ma plus grande peur est que l'histoire se répète", expliquait le prince Harry dans une lettre publiée sur son site. "J'ai perdu ma mère et maintenant je vois ma femme devenir la victime des mêmes forces puissantes". Poursuivie par des paparazzi à moto, "Lady Di" est décédée le 31 août 1997 dans un accident de voiture à Paris.

Cette lettre du fils cadet du prince Charles, sixième dans l'ordre de succession au trône du Royaume-Uni, "est la déclaration la plus extraordinaire publiée par un membre de la famille royale", a estimé Penny Junor, auteure d'une biographie du prince Harry, citée par The Sun. "Je comprends tout à fait qu'Harry se sente protecteur vis-à-vis de sa femme et il y a eu sans aucun doute des histoires négatives au cours des neuf derniers mois qui ont dû être blessantes [...] et elles n'ont pas relevé du mensonge ou de la campagne impitoyable" contre le couple, a-t-elle ajouté.

Dans un éditorial cette semaine, le Sun s'en est pris à l'"irritabilité" du prince "qui s'apitoie sur son sort" et a justifié les articles sur la "famille controversée de Meghan". "Critiquer n'est pas intimider", a défendu le tabloïd, appelant le jeune couple à s'endurcir.