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Rapport de l'Onu fait des vagues en Israël

Richard Goldstone a rejeté les critiques Israéliennes contre son rapport de l'ONU sur la guerre contre Gaza
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Ruines à Gaza, le 16 janvier 2009. (© France 2)
Richard Goldstone a rejeté les critiques Israéliennes contre son rapport de l'ONU sur la guerre contre GazaRichard Goldstone a rejeté les critiques Israéliennes contre son rapport de l'ONU sur la guerre contre Gaza

Dans un document de 574 pages publié mardi à New York, la mission d'enquête de l'ONU accuse les forces armées israéliennes "d'actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l'humanité".

Le rapport accuse également des groupes palestiniens de crimes de guerre.

Les responsables israéliens ont lancé une campagne internationale contre ce rapport. Ils craignent qu'à l'initiative de pays arabes, il soit soumis au Conseil de sécurité de l'ONU et que ce dernier décide de le transmettre à la Cour Pénale Internationale (CPI). Le procureur général militaire israélien, le général Avichav Mendelbit, a dénoncé dans une interview au quotidien Haaretz ce "rapport partial, extrêmement radical, et qui n'est pas basé sur la réalité".

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, cité par les journaux, a pour sa part assimilé le rapport à un "jugement d'une cour martiale" et l'a qualifié de "récompense pour le terrorisme". "Il porte atteinte à la capacité d'un Etat démocratique de se défendre contre le terrorisme", a-t-il dit.

En revanche, l'éditorial du quotidien Haaretz prône, comme le suggère le rapport, la constitution d'une commission d'enquête israélienne. "Plutôt que de se livrer à des tentatives futiles pour rejeter ce rapport en mettant en cause la légitimité de la commission Goldstone, le gouvernement ferait mieux de constituer une commission officielle".

Le magistrat sud-africain recommande au Conseil de sécurité des Nations unies d'exiger d'Israël l'ouverture d'une enquête sur de possibles crimes commis par ses troupes. Il souhaite une enquête "indépendante et en conformité avec les critères internationaux" et que soit instaurée une commission d'experts des droits de l'Homme pour contrôler le processus.

Si Israël refuse, les 15 Etats membres du Conseil de sécurité doivent rendre compte de la situation à Gaza au procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, peut-on lire dans le document de près de 600 pages.

Dans une première réaction, les Etats-Unis ont affirmé être "préoccupés par certaines recommandations" du rapport, tout en réclamant davantage de temps pour l'étudier. "Nous étudions le rapport avec soin (...) A la première lecture, nous sommes
préoccupés par certaines de ses recommandations", a dit un porte-parole du Département d'Etat, sans autre précision.

Du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, la bande de Gaza a été la cible d'une offensive dévastatrice censée faire cesser les tirs de roquettes par des groupes armés palestiniens contre le territoire israélien. Plus de 1.400 Palestiniens ont été tués, d'après les services d'urgence palestiniens.

Israël craint qu'à l'initiative de pays arabes, le rapport accablant de la commission Goldstone soit soumis au Conseil de sécurité de l'ONU, et que ce dernier décide de le transmettre à la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye, indique un officiel anonyme cité par le quotidien Haaretz.

Un groupe d'observateurs à Gaza a indiqué que plus de 900 des 1.400 Palestiniens tués lors du conflit étaient des civils. Israël affirme que 300 civils et 9.000 combattants palestiniens ont été tués. Dans ce conflit, 13 Israéliens, 3 civils et 10 militaires, ont trouvé la mort.

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