Carlos Ghosn au Liban : le Japon impuissant dans le dossier ?

Depuis l'évasion de Carlos Ghosn, le Japon ne décolère pas, mais n'a pas dit son dernier mot. Le point sur la situation avec notre journaliste Constantin Simon, en direct de Tokyo (Japon).

France 2

Grande déception pour la justice japonaise : il n'y aura pas de procès contre Carlos Ghosn. "En droit nippon, il n'est pas possible de juger quelqu'un en son absence. Et comme il n'y a pas de convention d'extradition entre le Liban et le Japon, les juges du tribunal de Tokyo n'ont aucun moyen de faire revenir Carlos Ghosn. Les Japonais sont, en fait, coincés", explique le journaliste Constantin Simon en direct de Tokyo (Japon) pour le 20 Heures. 

Une caution de 13 millions d'euros perdue

Si le départ de l'ex-PDG constitue bien une évasion pour les Japonais, ils n'ont aucun moyen de rattraper le fugitif. Néanmoins, parce qu'ils sont extrêmement vexés, ils vont tout faire pour tenter de reprendre la main sur le dossier. "Pression politique, pression diplomatique, et sans doute économique sur le Liban. Ils vont aussi essayer de retrouver les personnes qui ont aidé Carlos Ghosn à s'enfuir pour les juger. Il n'a pas pu le faire sans complice. L'ex-patron de Renault va perdre la caution de 13 millions d'euros qu'il avait posée. Mais cela, il s'en doutait", conclut Constantin Simon.

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L\'ancien patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, le 25 avril 2019 à Tokyo.
L'ancien patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, le 25 avril 2019 à Tokyo. (BEHROUZ MEHRI / AFP)