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Israël fait un geste d'apaisement sur l'esplanade des Mosquées

Tous les fidèles palestiniens, sans restriction d'âge, peuvent se rendre vendredi sur l'esplanade des mosquées.

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Des policiers israéliens fouillent de jeunes Palestiniens, à l'entrée de la vieille ville de Jérusalem, le 18 octobre 2015. (AHMAD GHARABLI / AFP)

Un geste pour calmer la tension. Israël a pour la première fois depuis des semaines permis vendredi 23 octobre à tous les fidèles palestiniens sans restriction d'âge de se rendre sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem. Mi-septembre, la police israélienne avait interdit l'accès de ce lieu aux hommes palestiniens (moins de 40 ans ou moins de 50 ans).

L'esplanade est située à Jérusalem-Est, partie orientale de Jérusalem annexée et occupée par Israël, et donc au cœur du conflit israélo-palestinien. Elle est administrée par une fondation islamique sous l'égide de la Jordanie mais Israël en contrôle les accès.

Nouvelle attaque au couteau vendredi

La levée de toute restriction d'âge sur l'ultra-sensible esplanade des Mosquées semble relever des "propositions constructives" évoquées par le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, et le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, lors de leur rencontre jeudi à Berlin (Allemagne).

La question du contrôle et de l'accès à l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam également révéré par les juifs comme l'emplacement de leur ancien temple, catalyse les tensions. Une visite sur l'esplanade du leader israélien Ariel Sharon, alors chef de l'opposition, passe pour l'élément déclencheur de la deuxième intifada en 2000.

Quarante-neuf morts depuis le 1er octobre

Jérusalem, les Territoires palestiniens et Israël sont en proie depuis le 1er octobre à une vague de violences qui a tué 49 Palestiniens, un Arabe israélien et 8 Israéliens. Ces violences se sont poursuivies vendredi. Un soldat israélien a été légèrement blessé en Cisjordanie occupée. Ses collègues ont ouvert le feu sur son agresseur palestinien, âgé de 17 ans, sérieusement blessé.

De nouveaux heurts sont attendus. Tous les mouvements palestiniens ont appelé à une nouvelle "journée de colère" devenue rituelle après la prière en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, les deux territoires palestiniens divisés géographiquement et politiquement et censés former un jour un Etat palestinien indépendant.

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