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Plusieurs personnes ont été interpellées au Bélarus après l'attentat dans le métro de Minsk qui a fait 12 morts lundi

C'est ce qu'a annoncé le procureur général adjoint, Andreï Chved.L'explosion a également fait une centaine de blessés dont une trentaine ont été hospitalisés alors que des dizaines d'autres étaient soignés sur place, a indiqué l'agence de presse officielle Belta.
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Docteurs des urgences debout devant le cadavre d'une personne tuée lors de l'explosion, à Minsk, le 11/4/2011 11/4/11 (AFP/Victor DRACHEV)

C'est ce qu'a annoncé le procureur général adjoint, Andreï Chved.

L'explosion a également fait une centaine de blessés dont une trentaine ont été hospitalisés alors que des dizaines d'autres étaient soignés sur place, a indiqué l'agence de presse officielle Belta.

"La piste privilégiée par les enquêteurs est un acte terroriste", a indiqué une source policière.

La déflagration s'est produite vers 18h heure locale. Environ 300 personnes se trouvaient alors à proximité.

Cinq à sept kilos d'explosifs, un cratère de 80 centimètres
L'explosion a été provoquée par un engin de 5 à 7 kilos d'équivalent-TNT sur le quai d'une station du centre-ville, a déclaré mardi le ministre bélarusse de l'Intérieur, Anatoli Koulechov. L'engin était caché sous un banc du quai en face du deuxième wagon d'une rame à la station Oktiabrskaïa, située à une centaine de mètres de la présidence bélarusse, a-t-il poursuivi. L'explosion de la bombe contenant des billes en métal d'un diamètre d'un centimètre a laissé un cratère d'environ 80 centimètres de diamètre sur le quai, a précisé le ministre.

Une journée de deuil national sera observée mercredi à Minsk à la mémoire des victimes, a indiqué la municipalité.

Le président Loukachenko n'a pas exclu que l'explosion ait pu être organisée "de l'étranger". Il a indiqué, lors d'une rencontre avec des hauts responsables du pays, que le chef du KGB était personnellement responsable de l'enquête. "Les coupables doivent être retrouvés dans les plus brefs délais. Retournez tout le pays", a-t-il encore dit.


Un pays dirigé par un autocrate

La Biélorussie, tenu d'une main de fer par Alexandre Loukachenko au pouvoir depuis 16 ans, n'avait pas connu d'attentat majeur ces dernières années.

En juillet 2008, un engin artisanal avait explosé au centre de Minsk lors de la fête de l'indépendance de cette ancienne république soviétique, faisant une cinquantaine de blessés, selon des médias.

L'explosion survient alors que les tensions politiques sont vives. De nombreux opposants ont été arrêtés fin décembre après l'élection controversée de M.Loukachenko. La réélection avec plus de 80% des voix de M. Loukachenko le 19 décembre avait provoqué une importante manifestation de l'opposition à Minsk, qui dénonçait des fraudes massives.

600 manifestants avaient été arrêtés sans aménagement. Vingt-deux opposants sont encore en détention provisoire et cinq ont fui à l'étranger, notamment l'un des candidats à la présidentielle, Ales Mikhalevitch, qui a obtenu l'asile politique en République tchèque. Plusieurs dizaines d'opposants risquent jusqu'à 15 ans de prison pour "organisation de troubles massifs". Parmi eux plusieurs candidats à la présidentielle.

Le gouvernement biélorusse avait estimé le 5 avril que la manifestation de décembre contre la réélection de M. Loukachenko était une tentative de coup d'Etat "complotée avec des représentants de l'étranger".

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