Cet article date de plus de deux ans.

Pays-Bas : des voleurs dérobent un poison mortel dans un musée

La police avertit qu'il s'agit de curare, utilisé autrefois par des tribus sud-américaines pour enduire des flèches. Un poison "très toxique et qui peut être fatal".

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
La façade du Rijksmuseum Boerhaave de Leyde, aux Pays-Bas. (GOOGLE MAPS)

La police néerlandaise les recherche activement. Des voleurs se sont emparés d'un coffre-fort dans un musée de Leyde (est des Pays-Bas), contenant un poison potentiellement mortel dont des tribus sud-américaines se servaient pour enduire leurs flèches destinées à la chasse. Les voleurs se sont introduits mercredi 4 juillet dans une annexe du Rijksmuseum Boerhaave et ont emporté ce coffre-fort portatif de la taille d'un réfrigérateur dans lequel était conservée la fiole contenant le poison.

"C'est un poison nommé curare, qui est utilisé en Amérique du Sud pour les flèches destinées à tuer les animaux", affirme Amito Haarhuis, le directeur de cet établissement, qui est le musée national néerlandais des sciences et de la médecine.

Il ressemble à un morceau du sucre brun

"Il nous a été offert récemment en tant que pièce d'une collection, mais nous avons décidé que nous n'en voulions pas. Nous l'avons donc enfermé dans le coffre en attendant qu'il soit détruit dans des conditions sûres", a-t-il expliqué.

La police a lancé une mise en garde au public, avertissant que le poison était "très toxique et qu'il pouvait être fatal". Toute personne le trouvant a été invitée à ne pas y toucher et à prévenir la police. Le poison est déshydraté et ressemble à un morceau de sucre brun. Il est contenu dans une ancienne fiole en verre avec un couvercle rouge et une étiquette avec l'inscription "Curare".

Le directeur du musée a souligné qu'aucun indice ne permettait d'émettre une hypothèse sur l'identité des voleurs. Outre le poison, le coffre-fort ne contenait qu'une petite somme d'argent.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.