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Nucléaire iranien: un nouveau chef

Ali Akbar Salehi succède à Gholamreza Aghazadeh, démissionnaire, au poste de responsable du programme nucléaire
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Ali Akbar Salehi à l'Agence internationale de l'énergie atomique en novembre 2003 (© AFP)
Ali Akbar Salehi succède à Gholamreza Aghazadeh, démissionnaire, au poste de responsable du programme nucléaireAli Akbar Salehi succède à Gholamreza Aghazadeh, démissionnaire, au poste de responsable du programme nucléaire

Le président Mahmoud Ahmadinejad l'a désigné vendredi comme le nouveau chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA).

Ali Akbar Salehi était l'ancien ambassadeur d'Iran auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

M. Salehi est un physicien nucléaire qui a fait ses études au "Massachusetts Institute of Technology" (MIT), aux Etats-Unis, et qui était apprécié des Occidentaux pour ses positions modérées. Il avait notamment paraphé en décembre 2003 au nom de l'Iran le protocole additionnel par lequel l'Iran acceptait un contrôle renforcé de ses activités nucléaires.

Gholamreza Aghazadeh, considéré comme le principal responsable du développement du programme nucléaire iranien a présenté sa démission -sans raison- il y a vingt jours au président de la République, Mahmoud Ahmadinejad, qui l'a acceptée.

Gholamreza Aghazadeh avait été nommé par l'ancien président réformateur Mohammad Khatami mais avait conservé son poste après l'arrivée au pouvoir de Mahmoud Ahmadinejad en 2005.

Depuis qu'il a pris ses fonctions en 1997, l'Iran a construit l'usine de conversion d'uranium d'Ispahan (centre du pays) mais aussi le site d'enrichissement d'uranium de Natanz (centre du pays également).

Il est également considéré comme le responsable du développement de la centrale nucléaire de Bouchehr, actuellement construite par les Russes dans le sud de l'Iran.

Le programme nucléaire iranien
L'Organisation de l'énergie atomique est l'agence chargée du programme nucléaire iranien. Selon Téhéran, ce programme vise le développement d'un nucléaire civil. Les pays occidentaux, à commencer par les Etats-Unis, craignent qu'il soit destiné à doter la République islamique de l'arme atomique.

A la suite de sa réélection contestée, le président Ahmadinejad avait laissé entendre début juillet qu'il procéderait à des remaniements au sein du pouvoir iranien.

En avril dernier, Mahmoud Ahmadinejad avait fait état d'une extension notable des activités d'enrichissement d'uranium du pays, auxquelles la communauté internationale, particulièrement les puissances occidentales, demandent à l'Iran de renoncer.

L'ancien dirigeant de l'Organisation de l'énergie atomique appartient à un groupe de plusieurs hauts responsables iraniens frappés depuis juin 2008 par l'Union européenne d'interdiction de déplacement à l'étranger. C'est également le cas du chef des Gardiens de la révolution, Mohammad Ali Jafari, et du ministre de la Défense, Mostafa Mohammad Najjar.

Les Etats-Unis de leur côté semble perdre patience. Les Etats-Unis et d'autres pays ont offert à l'Iran une solution négociée au conflit. Mais la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a prévenu mercredi Téhéran que cette offre ne durerait pas indéfiniment et a jugé que "l'heure de passer à l'action" avait "sonné" pour trouver une solution.

Les ministres des Affaires étrangères du G8 doivent se réunir pour faire le point sur le nucléaire iranien le 24 septembre à New York.

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