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Mali : des victimes collatérales des bombardements français ?

La guerre au Mali n'est pas toujours synonyme de scènes de liesse parmi la population locale. L'un de nos envoyés spéciaux, Omar Ouhamane a pu se rendre dans la ville de Konna conquise il y a deux semaines par les jihadistes qui ont ensuite été chassés par l'aviation française. Des frappes aériennes qui auraient fait une dizaine de victimes civiles.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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Franceinfo (Franceinfo)

Konna se trouve à 50
kilomètres au nord de la ville de Sévaré sur la route de Gao. Elle était
jusqu'à présent interdite aux journalistes occidentaux. Un des envoyés spéciaux
de France Info, Omar Ouhamane a pu la visiter sous la bonne garde d'un
militaire malien. Des militaires qui délivrent des explications aussi
parcimonieuses qu'imprécises. Des bouteilles de bière vides soit disant
abandonnées par les islamistes sont censées les décrédibiliser.

Mais au fil de sa
visite, le reporter de France Info parvient à rencontrer des habitants de
Konna. Lesquels laissent entendre une prise de la ville beaucoup moins
idyllique. Plusieurs habitants disent avoir perdu des proches. Onze civils seraient morts suite à ces bombardements selon l'envoyé spécial de France Info. Evasive, la mairie évoque "peut-être quatre habitants tués par les frappes aériennes" .

Une chose est sûre, les bombardements français du 11 janvier pour faire fuir les
jihadistes ont laissé des restes qui témoignent de la violence des combats : des
véhicules militaires calcinés dans la cour de la sous-préfecture jusqu'aux deux
énormes cratères laissés par des bombes près de la halle aux poissons.

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