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Les cinq hommes avaient été arrêtés le 25 novembre après l'arraisonnement de leur voilier dans le Golfe

Arrêtés près de l'île de Siri, l'équipage a reconnu être entré "par erreur" dans les eaux territoriales iraniennes, a indiqué mercredi le service de relations publiques des Gardiens de la Révolution.Londres, qui a obtenu la confirmation de ces libérations, a salué la "manière professionnelle et franche" avec laquelle Téhéran a géré cette affaire.
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Trois des cinq marins britanniques arrêtés le 25 novembre et libérés le 2 décembre (France 2)

Arrêtés près de l'île de Siri, l'équipage a reconnu être entré "par erreur" dans les eaux territoriales iraniennes, a indiqué mercredi le service de relations publiques des Gardiens de la Révolution.

Londres, qui a obtenu la confirmation de ces libérations, a salué la "manière professionnelle et franche" avec laquelle Téhéran a géré cette affaire.

Les cinq Britanniques devaient être remis à des représentants de Bahreïn, avant d'être conduits à Dubaï où est toujours programmée la course à la voile à laquelle ils étaient inscrits, a déclaré à l'AFP un responsable sportif bahreïni. "Un bateau de remorquage bahreïni est parti pour se faire remettre les cinq marins et les remorquer à 17 mille des eaux territoriales iraniennes" dans le Golfe, a déclaré à l'AFP le secrétaire général de l'Association bahreïnie des sports marins, Noaman al-Hassan. "Ils seront ensuite remis dans les eaux internationales à un représentant de l'équipe sportive bahreïnie, puis conduits au Dubai International Marine Club."

Côté iranien, le service de relations publiques des Gardiens de la Révolution (Pasdarans) a déclaré, pour expliquer leur libération: "Après avoir recueilli les témoignages de l'équipage du bateau disant qu'il était entré par erreur dans les eaux iraniennes, et après investigation, il est devenu évident que cette entrée illégale était le résultat d'une erreur." L'équipage a donc été "libéré il y a quelques heures après avoir fourni les engagements requis", a conclu le communiqué des Pasdarans qui détenaient les cinq Britanniques.

Les cinq marins se rendaient de Bahreïn à Dubaï à bord d'un voilier de 18 mètres appartenant au souverain de Bahreïn pour participer à une régate lorsqu'ils avaient été arraisonnés par la marine iranienne. Leur arrestation n'a été annoncée que cinq jours plus tard, lundi 30 novembre, par les autorités britanniques qui ont adopté un profil bas dans cette affaire, qualifiée dans un premier temps de "purement consulaire" par le Foreign Office.

Mardi, le secrétaire au Foreign Office David Milliband a convoqué l'ambassadeur iranien à Londres. Il avait réclamé "des informations claires" sur la situation de l'équipage du voilier et "une solution rapide" du problème.

En mars 2007, un groupe de 15 marins de la Royal Navy avait été capturé par la marine iranienne et retenu avant d'être finalement libéré 13 jours plus tard. Cet incident avait provoqué un sérieux incident diplomatique entre Londres et Téhéran.

Les nouvelles arrestations annoncées par Londres sont intervenues dans un contexte de tension renouvelée avec l'Iran notamment avec la question du programme nucléaire iranien et avec les accusations portées par les autorités iraniennes d'une implication britannique dans les manifestations consécutives à l'élection présidentielle contestée de juin.

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