Le Quai d'Orsay confirme l'enlèvement d'une Française au Yémen

L'enlèvement a eu lieu dans le centre de la capitale, Sanaa, selon les services de sécurité du pays, mardi 24 février.

Le portrait du président Abedrabbo Mansour Hadi représenté sur une affiche à Sanaa (Yémen), le 2 février 2015.
Le portrait du président Abedrabbo Mansour Hadi représenté sur une affiche à Sanaa (Yémen), le 2 février 2015. (MOHAMMED HUWAIS / AFP)

Une ressortissante française a été enlevée dans le centre de Sanaa (Yémen), mardi 24 février. Ses ravisseurs l'ont interceptée devant un ministère. Elle travaille pour la Banque mondiale et elle est âgée de 30 ans, a précisé François Hollande mardi après-midi. Mais son identité n'a pas été divulguée.

Une source des services de sécurité yéménites a précisé que la Française avait été enlevée mardi matin dans le centre de Sanaa, par des hommes armés non identifiés. Selon cette source, la Française a été interceptée par ces hommes armés avec son accompagnatrice yéménite alors qu'elles se trouvaient à bord d'un taxi. Les deux femmes ont été conduites vers une destination inconnue.

Hollande réclame sa libération "dans les meilleurs délais"

"Nous confirmons malheureusement l'enlèvement ce matin, à Sanaa, d'une ressortissante française travaillant pour le compte d'une organisation internationale, écrit le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué. Le centre de crise du Quai d'Orsay est en contact avec sa famille. Tous nos services sont mobilisés pour localiser et obtenir la libération rapide de notre compatriote."

Le président François Hollande a réclamé mardi la libération "dans les meilleurs délais" de cette ressortissante française. "Nous demandons que sa libération intervienne dans les meilleurs délais, nous cherchons à la localiser", a déclaré le chef de l'Etat devant la presse. "Nous sommes d'ores et déjà mobilisé pour la retrouver et la libérer", a-t-il ajouté.

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Le pays a basculé dans le chaos

Le Yémen, divisé entre chiites et sunnites, a basculé dans le chaos en début d'année. Plusieurs pays occidentaux, dont la France, ont fermé leurs ambassades. Le 16 février, l'ambassade de France avait invité ses ressortissants "à quitter provisoirement le Yémen, dans les meilleurs délais, en empruntant les vols commerciaux à votre convenance."

> Yémen : qu'est-ce qui a poussé la France à fermer son ambassade à Sanaa?

Le Quai d'Orsay renouvelle ses recommandations, mardi. "Compte tenu de la dégradation des conditions sécuritaires au Yémen, nous renouvelons avec insistance la recommandation faite il y a déjà deux semaines à tous nos compatriotes de quitter au plus vite le pays."