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Le Premier ministre israélien est attendu mardi au Caire pour discuter du processus de paix

Benjamin Netanyahu, dont la dernière visite au Caire remonte au 13 septembre, aura des entretiens avec le président égyptien Hosni Moubarak et d'autres responsables égyptiens.
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Benjamin Netanyahu (AFP - David Silverman)

Benjamin Netanyahu, dont la dernière visite au Caire remonte au 13 septembre, aura des entretiens avec le président égyptien Hosni Moubarak et d'autres responsables égyptiens.

Ce déplacement intervient alors que l'administration américaine de Barak Obama prépare, selon des diplomates arabes et occidentaux au Caire, deux lettres de garanties destinées aux Palestiniens et à Israël qui devraient servir de base à une relance des négociations suspendues depuis l'offensive de l'armée israélienne contre la bande de Gaza fin 2008.

Le chef de la diplomatie égyptienne Ahmed Aboul Gheit a affirmé dimanche que les entretiens entre MM. Netanyahu et Moubarak porteraient "sur les moyens de relancer les efforts de paix". "Nous allons écouter les points de vue (du Premier ministre israélien) et l'informer de la nécessité de parvenir à un règlement juste au problème des réfugiés palestiniens et de Jérusalem-est", a-t-il ajouté. "Nous préparons en même temps une visite que je vais effectuer à Washington et, dans le cadre de ces préparatifs, nous devons écouter les positions israéliennes et palestiniennes", a ajouté M. Aboul Gheit cité par la presse.

Le ministre égyptien doit se rendre à Washington en janvier, a indiqué à l'AFP son porte-parole Hossam Zaki.

L'Egypte a déjà réclamé des garanties américaines et internationales "écrites" avant toutes négociations de paix israélo-palestiniennes, afin d'assurer que l'objectif des discussions est l'établissement d'un Etat palestinien sur les frontières de 1967, comprenant Jérusalem-est, occupé et annexé par Israël.

Selon M. Aboul Gheit, ces "garanties (sont) demandées aux Américains et doivent être appuyées par la communauté internationale".

Israël a proposé fin novembre un coup de frein temporaire à la colonisation en Cisjordanie, mais pas à Jérusalem, dans le but de relancer le processus de paix. Les Palestiniens ont jugé très insuffisante cette offre car elle exclut Jérusalem-est dont ils veulent faire la capitale de leur futur Etat.

Réagissant à des appels d'offres lancés lundi par le ministère israélien de l'Habitat à Jérusalem-est, la Maison Blanche a indiqué que les Etats-Unis "s'opposent à de nouvelles constructions israéliennes" dans la partie orientale de Jerusalem et rappelé que le statut permanent de la ville devait être négocié avec les Palestiniens.

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