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Le gouvernement de Bahreïn, contesté dans la rue, souhaite instaurer un dialogue national sur tous les sujets

Le ministre des Affaire étrangères du royaume, le cheikh Khaled ben Ahmed al Khalifa, a dit à Reuters que ce dialogue inclurait "des personnalités de tous milieux", y compris le chef en exil d'un mouvement chiite radical.Ce dernier, Hassan Mouchaïmaa, a été gracié par le roi et peut revenir dans son pays.La répression du soulèvement a fait 7 morts.
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Un prisonnier libéré est porté par la foule des manifestants à Manara, capitale de Bahreïn, le 23 février 2011 (AFP)

Le ministre des Affaire étrangères du royaume, le cheikh Khaled ben Ahmed al Khalifa, a dit à Reuters que ce dialogue inclurait "des personnalités de tous milieux", y compris le chef en exil d'un mouvement chiite radical.Ce dernier, Hassan Mouchaïmaa, a été gracié par le roi et peut revenir dans son pays.

La répression du soulèvement a fait 7 morts.

"Ce qui se passe actuellement à Bahreïn est une nouvelle transformation, un nouveau départ pour nos réformes engagées il y a dix ans", a dit le cheikh Khaled à Reuters. Il a dit s'attendre à l'ouverture d'un dialogue formel entre le gouvernement et l'opposition dans un délai de quelques jours.

Les manifestants ont promis mercredi de poursuivre leur rassemblement sur la place de la Perle à Manama

Dans le même temps, le roi Hamad ben Issa al-Khalifa s'est rendu en Arabie saoudite voisine pour rencontrer le roi Abdallah qui mis tout son poids aux côtés de son petit voisin.

"Nous sommes frères, sunnites et chiites. Nous n'abandonnerons pas ce pays", ont scandé mercredi les protestataires majoritairement chiites, au lendemain d'une mobilisation massive en mémoire de sept manifestants chiites tués dans la répression qui a marqué les premiers jours de la révolte entamée le 14 février.

Vingt-trois militants chiites, poursuivis pour des crimes qualifiés de terroristes, ont été graciés par le roi et libérés. Parmi eux, figurent un responsable du groupe d'opposition Haq partiellement paralysé ainsi qu'un religieux chiite. Les accusés avaient affirmé avoir été torturés.

Le roi a assuré que son geste était une réponse aux appels à la clémence lancés par les protestataires.

Demande d'une monarchie constitutionnelle
Les principaux partis de l'opposition, dominée pas les chiites, demandent l'instauration d'une monarchie constitutionnelle dans ce petit archipel du Golfe de 1,2 million d'habitants sur lequel règne la dynastie sunnite des Al-Khalifa depuis plus de 200 ans.

Dans un communiqué en soirée, sept groupes de l'opposition, dont le puissant Wefaq chiite, ont appelé les manifestants "à continuer à faire part de leurs revendications de manière civilisée et pacifique".

Les protestataires sur cette place ont des revendications plus radicales que les partis d'opposition, répétant qu'ils veulent en finir avec la monarchie.

Les principaux oulémas chiites ont appelé à de nouvelles manifestations vendredi "pour pleurer les martyrs".

Les Etats-Unis, pour qui le royaume Bahreïn a une importance stratégique du fait qu'il abrite leur Ve Flotte (indispensable pour la guerre en Afghanistan), se sont félicités des mesures annoncées par les autorités pour répondre aux "revendications des citoyens bahreïnis".

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