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La Turquie et l'Iran espèrent de meilleures relations avec la France, Israël et la Chine circonspects

L'élection du nouveau président de la République peut, éventuellement, changer la donne diplomatique. Dans leurs messages de félicitation à François Hollande, plusieurs pays dévoilent leurs espoirs. L'attente dépend beaucoup des rapports entretenus sous le mandat de Nicolas Sarkozy.
Article rédigé par Alexandre Chassignon
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
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L'alternance n'emballe pas la Chine. La réaction officielle de la deuxième puissance économique mondiale se veut ouverte. Selon ses diplomates, "La Chine est prête à travailler avec la partie française et à traiter les questions bilatérales dans une perspective stratégique et de long terme ". Mais le Global Times, un quotidien contrôlé par le parti communiste chinois, est moins optimiste : "L'élection française ne va probablement pas apporter de changement ".

La situation de la zone euro préoccupe toujours Pékin : "Un changement de gouvernement n'est pas en mesure d'impulser la forte volonté nécessaire pour entamer une réforme de la dette publique en France. Le changement doit venir d'une réflexion plus large. Mais les protestations contre les mesures d'austérité de la Grèce à la France suggèrent que l'indispensable réflexion est loin d'être arrivée ", écrit le journal.

"Nous espérons que la nouvelle période en France sera très différente de la précédente" - Recep Tayyip Erdogan

Les rapports entre la France et la Turquie se sont beaucoup dégradés ces derniers mois. La faute au vote d'une loi pénalisant la contestation du génocide arménien, puis aux "messages populistes exprimés lors de la campagne ". L'expression est du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. Dès la fin de l'année dernière, il avait reproché à Nicolas Sarkozy de "rechercher des gains électoraux en utilisant la haine du musulman et du Turc ".

L'Iran espère une nouvelle ère

Téhéran voit dans la défaite de Nicolas Sarkozy "l'échec de ses politiques erronées, dont son alignement sur la politique américaine qui a réduit l'influence de la France sur la scène internationale et son hostilité envers la République islamique d'Iran ". Ramin Mehmanparast, le minsitre iranien des Affaires étrangères, espère "que la politique de François Hollande s'attachera à corriger ces erreurs ". Lors de sa campagne, le nouveau président de la République a pourtant affirmé que la France resterait d'une "très grande fermeté à l'égard de l'Iran, dont le programme nucléaire représente un danger vital pour Israël et pour la paix du monde ".

Hollande plébiscité dans les Territoires palestiniens, Sarkozy en Israël

Israël a massivement voté Sarkozy. François Hollande n'a recueilli que 8% des voix des Français installés dans le pays. A Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, c'est l'inverse : 82,6% pour le socialiste. "Les relations entre la France et Israël ont toujours été amicales et le resteront ", a  promis le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Mais le quotidien Haaretz estime que "Sarkozy manquera en Israël, où il a toujours été considéré comme un président ami sans trop d'exigences ".

Dans son programme, François Hollande promet "des initiatives pour favoriser, par de nouvelles négociations, la paix et la sécurité entre Israël et la Palestine ", et un soutien à "la reconnaissance internationale de l'Etat palestinien ".

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