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La Libye est officiellement libre. Des milliers de personnes se sont rassemblées dans le centre de Misrata.

Des milliers de véhicules continuaient d'affluer vers le centre-ville, créant d'énormes embouteillages, après l'annonce officielle de la "libération" de la Libye , faite depuis Benghazi (est) par les chefs du Conseil national de transition (CNT), la nouvelle instance dirigeante du pays, au terme de huit mois de guerre civile.
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Les Libyens fêtent leur joie dans Misrata. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Des milliers de véhicules continuaient d'affluer vers le centre-ville, créant d'énormes embouteillages, après l'annonce officielle de la "libération" de la Libye , faite depuis Benghazi (est) par les chefs du Conseil national de transition (CNT), la nouvelle instance dirigeante du pays, au terme de huit mois de guerre civile.

Sur la place de la Liberté, hommes, femmes et enfants brandissaient des drapeaux du nouveau régime, un jeune homme arborant un drapeau français, devant une grande scène où se trouvaient des "thowar" (révolutionnaires) chantant l'hymne libyen du temps de la royauté, renversée par Mouammar Kadhafi en 1969.

Au micro, un homme scandait des slogans repris en choeur par une foule débordant de bonheur au son des tambours: "Libye libre!", "Ni est, ni ouest, la Libye est une seule nation!", ou encore "Misrata sera toujours Misrata! Misrata t'a mis à terre!" en référence à la fin de l'ex-"Guide" libyen, capturé et peut-être tué par les combattants de la ville.

L'homme au micro a également lancé "C'est ton tour Bachar !", s'adressant au président syrien Bachar al-Assad, confronté à une contestation armée qu'il tente depuis des mois de réprimer dans le sang. Le slogan a rencontré un franc succès.

Longue barbe et djellabah noire, Mohammed El Gadi, 53 ans, est venu avec femme et enfants fêter "le plus grand jour de l'histoire de la Libye". "Je me sens très bien ! D'abord parce que Kadhafi est mort, ensuite parce que c'est le jour de l'indépendance ! On va faire la fête toute la nuit!", lance-t-il, un sourire béat sur le visage.

Mourad Al-Azawi, 17 ans, et Mohammed Al-Sharif, 18 ans, sont en tenue de combattant. "Mais on ne s'est jamais battu", admet Mourad. "On va faire la fête pendant un mois ! J'ai failli mourir de joie lorsque j'ai appris que Kadhafi était mort!", hurle Mohammed.

Le président du CNT Moustapha Abdeljalil, intervenu en dernier, a pour sa part répété que la législation du pays serait fondée sur la charia (loi islamique).

"En tant que pays islamique nous avons adopté la charia comme loi essentielle et toute loi qui violerait la charia est légalement nulle et non avenue", a-t-il souligné. Il a cité en exemple la loi sur le divorce et le mariage qui, sous le régime de Mouammar Kadhafi, interdisait la polygamie et autorisait le divorce, et qui ne serait désormais plus en vigueur. Il a également annoncé l'ouverture de banques islamiques.

Dans le même temps, des milliers de personnes, ivres de bonheur, se sont rassemblées sur la place des Martyrs à Tripoli pour fêter la libération, tandis qu'à Misrata, la foule, réunie sur la place de la Liberté, a repris en choeur les slogans: "Libye libre!", "Ni est, ni ouest, la Libye est une seule nation!".

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