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L'ambassadeur de France en Italie bientôt de retour à Rome

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, l'a annoncé dans un entretien jeudi avec le quotidien italien "Corriere della Sera".

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Christian Masset, l'ambassadeur de la France en Italie, le 25 septembre 2014 au Quai d'Orsay. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

"Aujourd'hui, je peux vous dire que le retour de notre ambassadeur se fera très prochainement." L'ambassadeur de France en Italie, Christian Masset, rappelé pour consultations à Paris, sera bientôt de retour à Rome, indique le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, dans un entretien, jeudi 14 février, avec le quotidien italien Corriere della Sera (en italien).

Le chef de la diplomatie française s'exprime une semaine après le rappel de l'ambassadeur, décidé en signe de protestation après une série de déclarations jugées "outrancières" de la part de responsables italiens. Dans cet entretien, Jean-Yves Le Drian vise particulièrement le comportement du vice-Premier ministre italien, Luigi Di Maio, qui s'est rendu en France le 5 février pour y rencontrer des "gilets jaunes". Avec cette visite, "la ligne rouge a été franchie", juge-t-il ainsi.

"L'épisode de trop"

Cette initiative "a été l'épisode de trop", parce que Luigi Di Maio "a rencontré quelqu'un qui appelait à une insurrection et à une intervention de l'armée", explique le ministre français. Luigi Di Maio avait assuré qu'il avait rencontré ces représentants des gilets jaunes en qualité de chef du Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème) et non de vice-Premier ministre. Mais pour Jean-Yves Le Drian, "il s'agit d'une rencontre publique entre une personne qui demande l'insurrection armée et un membre du gouvernement italien, sans respecter les usages élémentaires entre partenaires européens".

Par ailleurs, Jean-Yves Le Drian, qui souligne les points communs entre l'Italie et la France, appelle également Rome à trancher "rapidement" dans le délicat dossier du lien ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin. Ce dossier divise profondément le gouvernement italien. La Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini y est favorable, car ce projet est cher à sa base de petits entrepreneurs, tandis que le M5S de Luigi Di Maio y est farouchement opposé, car il voit un gaspillage d'argent public.

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