Cet article date de plus de neuf ans.

Quinze ans de prison requis contre Dieter Krombach

Le sort du médecin allemand accusé de la mort de Kalinka Bamberski en 1982 sera fixé samedi par la cour d'assises de Paris.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Croquis du médecin allemand Dieter Krombach, accusé de la mort de sa belle-fille Kalinka Bamberski, à la cour d'assises de Paris le 29 mars 2011. (BENOIT PEYRUCQ/AFP)

Accusé de la mort de sa belle-fille Kalinka Bamberski en 1982, Dieter Krombach devrait être fixé sur son sort samedi 22 octobre. Le parquet a requis quinze ans de prison vendredi en fin de journée. Pour son verdict, la cour d'assises de Paris a quatre options.

Cet Allemand de 76 ans encourt la réclusion criminelle à perpétuité si la cour retient les circonstances aggravantes de la minorité de la victime et du lien d'autorité entre elle et Krombach.

Mais les jurés pourront également trancher en faveur d'autres scénarios : l'avocat général a demandé que soit également posée la question d'une condamnation pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner", et les avocats de l'accusé ont suggéré celle de l'homicide involontaire. Reste enfin la possibilité d'un acquittement.

Raisonnement en "trois étages"

Premier avocat des parties civiles à plaider au procès, celui de la mère de Kalinka a comparé ces trois hypothèses - homicide involontaire, coups mortels, meurtre - à un "raisonnement en escalier" comportant "trois étages". MAlexandre Parra-Bruguière a fait l'inventaire de ce qu'il considère comme les quelques certitudes du dossier et s'est arrêté au "deuxième étage", celui de violences volontaires de Dieter Krombach ayant entraîné la mort de la jeune fille de 14 ans.

L'avocat exclut l'hypothèse du meurtre. "Ce qui a fait basculer" la mère de Kalinka, longtemps convaincue de l'innocence de Dieter Krombach, son ex-époux, "ce sont les tentatives de réanimation" tentées par l'accusé sur sa belle-fille.

Tentatives de réanimation

Kalinka, retrouvée morte dans son lit le 10 juillet 1982, est décédée entre 22h30 et 0h30, étouffée par une régurgitation de substances alimentaires, ont affirmé des experts médicaux. Dieter Krombach a toujours dit avoir tenté de réanimer Kalinka quand il l'a découverte inanimée au matin et les enquêteurs ont toujours qualifié ces gestes d'incohérents sur un cadavre rigide. Des experts ont affirmé à l'audience qu'une partie de ces tentatives de réanimation étaient en fait intervenues dans la nuit, du vivant de Kalinka.

"Je pense que Dieter Krombach a très sincèrement essayé de traiter un choc dont était victime Kalinka", peut-être à cause d'un somnifère qu'il lui avait donné, a observé MParra-Bruguière. Mais dans un ultime face à face avec son ex-épouse jeudi, Dieter Krombach a rejeté le postulat de l'accident. "Donc vous montez au deuxième étage", celui des coups mortels, motivés par une attirance sexuelle de l'accusé pour Kalinka, qu'il aurait essayé de violer sous sédatif. 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.