VIDEO. La longue route du Grand Nord russe, empruntée par les réfugiés syriens pour atteindre la Norvège

Ils ont rejoint la Turquie, puis sont partis pour Moscou en avion, avant de reprendre un deuxième avion pour Mourmansk, au-delà du cercle polaire... Le chemin est long pour ces Syriens en partance vers la Norvège, comme le montre ce reportage de France 2.

DOMINIQUE DERDA, PATRICE ACHERE ET ALLA CHEVELKINA - FRANCE 2 MOSCOU

Les migrants qui quittent les pays en guerre au Moyen Orient ont une route de prédilection vers l'Europe : les Balkans et la Grèce. Mais certains Syriens n'hésitent pas à faire un détour de plusieurs milliers de kilomètres vers le Grand Nord, traversant la Russie jusqu'à atteindre la frontière norvégienne, pour demander l'asile politique dans ce pays.

Plus de 4 000 km à vol d'oiseau depuis Damas

Environ 160 personnes ont traversé la frontière russo-norvégienne cette année, des Syriens pour la plupart, selon le chef de la police norvégienne de Kirkenes, non loin de la frontière russe, à plus de 4 000 kilomètres à vol d'oiseau de Damas. C'est dix fois plus qu'en 2014. Les réfugiés, hommes, femmes et enfants, arrivent à vélo car les Russes interdisent formellement le franchissement de leur frontière à pied.

Ils ont rejoint la Turquie et Istanbul tout d'abord, puis sont partis pour Moscou en avion, avant de reprendre un deuxième avion pour Mourmansk, au-delà du cercle polaire... Le chemin est long pour ces Syriens. La Norvège prend en charge ces réfugiés et les conduit à Oslo, la capitale. Le pays, qui ne fait pas partie de l'Union européenne, a revu à la hausse le nombre de réfugiés syriens qu'il est prêt à accueillir sur son territoire : 2 500 en 2015, 8 000 d'ici à 2017.

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La frontière entre la Norvège et la Russie, près de la ville norvégienne de Kirkenes, dans l\'extrême nord du pays, le 6 juin 2013.
La frontière entre la Norvège et la Russie, près de la ville norvégienne de Kirkenes, dans l'extrême nord du pays, le 6 juin 2013. (CORNELIUS POPPE / AFP)