Naufrage d'exilés en Grèce : neuf Egyptiens soupçonnés d'être des passeurs, placés en détention

Agés de 20 à 40 ans, ils sont poursuivis pour avoir constitué "une organisation criminelle" et pour "homicide par négligence". Ils encourent une peine de prison à vie.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Des membres de la Jeunesse communiste de Grèce lancent des gilets de sauvetage au port du Pirée en Grèce, lors de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin 2023. (KOSTIS NTANTAMIS / ANADOLU AGENCY / AFP)

L'enquête se poursuit. Neuf Egyptiens, soupçonnés d'être des passeurs impliqués dans le naufrage d'une embarcation d'exilés au large de la Grèce qui a fait au moins 82 morts, ont été inculpés pour "trafic illégal" d'êtres humains et placés en détention provisoire, a rapporté mardi 20 juin une source judiciaire grecque.

Agés de 20 à 40 ans, ils sont également poursuivis pour avoir constitué "une organisation criminelle" et pour "homicide par négligence". Ils encourent une peine de prison à vie, selon la loi grecque. Durant leur comparution de plus de 10 heures mardi devant une juge d'instruction de Kalamata, ils ont tous nié les chefs d'accusation, selon la même source.

Les gardes-côtes pointés du doigt

Le naufrage meurtrier, présenté comme l'un des plus graves impliquant des exilés en Méditerranée, s'est déroulé dans la nuit du 13 au 14 juin à 47 milles marins (87 km) au large des côtes de la péninsule du Péloponnèse, dans les eaux internationales, selon les gardes-côtes grecs.

Les circonstances du naufrage ont soulevé de nombreuses questions. Les gardes-côtes grecs sont pointés du doigt par des rescapés et des ONG, notamment parce qu'ils avaient repéré le bateau depuis mardi mais ne sont intervenus que tôt mercredi matin au moment où le bateau a chaviré et coulé.

Les autorités grecques, sur la défensive, ont répété que les migrants avaient refusé toute aide mais des ONG ont assuré que les autorités auraient dû intervenir même en cas de refus car le bateau, surchargé, était en détresse. Outre une enquête ouverte par les autorités grecques, les Nations unies ont demandé une investigation.

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