Clandestins : les policiers sous pression ?

Après le dysfonctionnement à la préfecture du Rhône et la libération de l'assaillant de la gare de Marseille (Bouches-du-Rhône), les préfets cherchent à tout prix des places dans les centres de rétention, ce qui met les policiers sous pression.

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Lorsqu'un sans-papier est arrêté, selon la loi il doit être placé dans un centre de rétention administrative avant de passer devant un juge. Encore faut-il trouver une place, les établissements étant souvent saturés. Parfois, les policiers doivent faire des centaines de kilomètres pour convoyer les sans-papiers jusqu'à un centre. Exemple avec un sans-papier interpellé à Briançon (Hautes-Alpes) et une place à 600 kilomètres de là, à Toulouse (Haute-Garonne). Un trajet qui a mobilisé six policiers pour 1 400 kilomètres, soit 16 heures de route aller-retour.

200 places supplémentaires

Au début du mois, le terroriste de Marseille (Bouches-du-Rhône), étranger en situation irrégulière, avait été arrêté à Lyon (Rhône) la veille de son passage à l'acte. Il aurait dû être placé en centre de rétention, mais avait été libéré, faute de place. Le préfet avait été limogé. Le ministère de l'Intérieur rappelle l'engagement pris à la suite de cette affaire : aucun étranger en situation irrégulière ne doit être libéré par manque de places. 200 de plus doivent être créées d'ici la fin de l'année.

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Un groupe de personnes devant les grillages de Calais (Pas-de-Calais), le 14 octobre 2017.
Un groupe de personnes devant les grillages de Calais (Pas-de-Calais), le 14 octobre 2017. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)