Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du mercredi 4 mai

Alors que de "violents combats" ont lieu sur le site de l'aciérie d'Azovstal, à Marioupol, la Russie a assuré qu'un cessez-le-feu sera mis en place pour trois jours, dès jeudi, pour évacuer des civils du site.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Le site d'Azovstal à Marioupol, le 3 mai 2022 (ALEXEY KUDENKO / SPUTNIK / AFP)

Au 70e jour de l'invasion russe en Ukraine, les combats s'intensifient à Marioupol, et plus particulièrement sur le site de l'aciérie d'Azovstal, dernière poche de résistance de cette grande ville portuaire du sud de l'Ukraine. De son côté, Bruxelles a présenté son sixième train de sanctions contre la Russie, mercredi 4 mai. Franceinfo revient sur les faits marquants de la journée.

De "violents combats" sur le site de l'aciérie d'Azovstal, à Marioupol

Le maire exilé de Marioupol, Vadym Boïtchenko, a fait état de "violents combats" sur le site d'Azovstal, à Marioupol, ville portuaire stratégique du sud de l'Ukraine. Selon lui, "l'artillerie lourde, les chars (et) l'aviation" sont à l'œuvre dans cette offensive russe, ainsi que "des navires qui se sont approchés" des côtes, l'usine d'Azovstal se trouvant le long de la mer d'Azov. De son côté, l'armée ukrainienne a déclaré que les troupes russes tentent de "détruire" les soldats ukrainiens retranchés à Azovstal, dernière poche de résistance de la ville.

Le président ukrainien a appellé le chef de l'ONU à venir en aide aux blessés d'Azovstal. "La vie des gens qui restent là-bas est en danger (...) Nous demandons votre aide pour les sauver", a déclaré Volodymyr Zelensky, cité par son service de presse, lors d'un entretien téléphonique avec Antonio Guterres. 

La Russie assure qu'un cessez-le-feu sera mis en place dès jeudi pour évacuer des civils du site d'Azovstal

La Russie a assuré, mercredi soir, que ses troupes allaient cesser le feu sur l'aciérie et ouvrir un couloir humanitaire pendant trois jours à partir de jeudi pour évacuer des civils. "Les forces armées russes vont ouvrir un couloir humanitaire de 8 heures à 18 heures (heure de Moscou, 7 heures à 17 heures, heure française) les 5, 6 et 7 mai à partir du site de l'usine métallurgique Azovstal pour évacuer des civils", a déclaré le ministère de la Défense russe. Les civils qui ont trouvé refuge dans l'usine seront autorisés à gagner la Russie ou les territoires sous le contrôle de Kiev, selon ce texte. Selon les autorités ukrainiennes, des centaines de militaires et de civils, dont des dizaines d'enfants, se trouvent encore dans des galeries souterraines de ce site.

La Commission européenne propose un embargo progressif sur le pétrole russe

"Nous renoncerons progressivement aux livraisons russes de pétrole brut dans les six mois et à celles de produits raffinés d'ici à la fin de l'année", a déclaré Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, lors de la présentation du sixième train de sanctions européennes contre la Russie.

Elle a également annoncé des sanctions contre plusieurs officiers russes accusés de crimes de guerre à Boutcha, ainsi que l'exclusion de trois banques russes (dont la principale banque du pays, Sberbank) de la plateforme Swift, et l'interdiction de trois médias publics russes des ondes européennes.

Le président du Conseil européen estime que soutenir la Moldavie est "un devoir"

Charles Michel a annoncé que l'Union européenn allait "considérablement accroître" son soutien militaire à la Moldavie "en livrant des équipements militaires supplémentaires", lors d'une visite dans le pays. Ce pays frontalier de l'Ukraine fait face à un regain de tensions dans la province de Transnistrie, une région prorusse qui a proclamé son indépendance en 1992 et qui pourrait être utilisée pour "accroître les tensions". Fin avril, un général russe, Roustam Minnekaïev, a estimé que la prise du sud de l'Ukraine permettrait aux Russes d'avoir un accès direct à cette région.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Guerre en Ukraine

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.