Crise en Ukraine : "S'il devait y avoir une agression, la riposte sera là et le coût sera très élevé", affirme Emmanuel Macron

Le président français s'est exprimé mardi soir à Berlin, lors d'une conférence de presse commune avec le chancelier allemand, Olaf Scholz. Ce direct est terminé.

Le président français, Emmanuel Macron, et le chancelier allemand, Olaf Scholz, donnent une conférence de presse à Berlin, le 25 janvier 2022.
Le président français, Emmanuel Macron, et le chancelier allemand, Olaf Scholz, donnent une conférence de presse à Berlin, le 25 janvier 2022. (KAY NIETFELD / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Alors que le monde scrute une potentielle offensive russe en Ukraine, Emmanuel Macron a mis en garde Moscou. "S'il devait y avoir une agression [de la Russie], la riposte sera là et le coût sera très élevé", a-t-il averti lors d'une conférence de presse commune à Berlin avec le chancelier allemand, Olaf Scholz. Le président français a par ailleurs annoncé qu'il aurait vendredi un entretien téléphonique avec son homologue russe, Vladimir Poutine, après la visioconférence entre Occidentaux lundi. Ce direct est terminé. Retrouvez plus d'informations sur le sujet demain sur notre site.

Nouvelles manœuvres militaires russes. Les forces russes ont lancé une série de manœuvres dans le sud de la Russie et en Crimée, la péninsule annexée par la Russie en 2014. Elles impliquent 6 000 hommes, des navires, des chasseurs aériens et des bombardiers, explique l'armée russe.

Le démantèlement d'un groupe. Kiev a affirmé avoir démantelé un groupe préparant des actions sur son territoire pour le compte de Moscou. "Les organisateurs de la bande préparaient une série d'attaques armées contre des infrastructures" en coordination avec les "services spéciaux russes", détaille le service ukrainien de sécurité. La Russie n'a pas encore réagi à cette accusation.

Des soldats américains prêts au déploiement. Le Pentagone a annoncé lundi soir avoir placé jusqu'à 8 500 militaires en état d'alerte, sans avoir décidé de leur déploiement pour l'instant. Ils pourraient rejoindre la force de réaction rapide de l'Otan en cinq jours. La Russie a dénonce une nouvelle "exacerbation des tensions".

 Washington et les Européens affichent leur cohésion. Une réunion en visioconférence a réuni lundi soir le président américain, Joe Biden, le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, et plusieurs dirigeants européens, dont Emmanuel Macron. Selon la Maison Blanche, les dirigeants ont "souligné leur désir commun d'une résolution diplomatique". Les participants "ont été tous de l'avis qu'il appartient à la Russie d'entreprendre des initiatives visibles de désescalade", a commenté de son côté le chancelier allemand, Olaf Scholz.

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23h49 : La Biélorussie va se livrer sur son sol à des exercices militaires conjoints avec la Russie, du 10 au 20 février. Mais les Etats-Unis estiment que ces activités iront "bien au-delà de la normale" et pourraient présager d'une présence militaire permanente de la Russie dans cette ancienne république soviétique.

23h47 : Les Etats-Unis ont averti la Biélorussie qu'elle s'exposait à une riposte "rapide" et "ferme" si elle laissait la Russie utiliser son territoire pour attaquer l'Ukraine. "Si les soldats russes devaient être stationnés de manière permanente sur son territoire, l'Otan pourrait aussi revoir sa posture dans les pays frontaliers du Bélarus", a encore mis en garde Ned Price, porte-parole de la diplomatie américaine.

21h08 : Le président américain, Joe Biden, a déclaré qu'il n'avait "pas l'intention" d'envoyer des troupes américaines ou de l'Otan en Ukraine, tout en estimant qu'une invasion russe aurait "d'énormes conséquences" et "changerait le monde". Hier, Washington avait pourtant annoncé avoir placé 8 500 soldats en alerte pour renforcer l'alliance militaire occidentale.


SAUL LOEB / AFP

19h40 : Emmanuel Macron aura également un entretien téléphonique avec son homologue russe, Vladimir Poutine, vendredi. Le président de la République française s'exprimait au côté du chancelier allemand, Olaf Scholz, lors d'une conférence de presse commune.


KAY NIETFELD / AFP

18h47 : Une réunion de conseillers diplomatiques, par exemple, est prévue demain à Paris en présence de la France, de l'Allemagne, de l'Ukraine et de la Russie. Ce format est nommé "Normandie" en référence à une réunion informelle qui s'était déroulée en juin 2014 à Ouistreham, lors de la célébration du Débarquement. Les quatre pays avaient alors abordé le dossier du conflit au Donbass.

18h46 : "Nous préparons en parallèle [du dialogue] la réaction commune et la riposte en cas d'agression. S'il devait y avoir une agression [de la Russie en Ukraine], la riposte sera là et le coût sera très élevé."



Emmanuel Macron a toutefois rappelé que le dialogue se poursuivait de plusieurs manières : entre les Etats-Unis et la Russie, entre la Russie et l'Otan, dans le cadre de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), dans le format dit "Normandie", et entre l'UE et la Russie.

18h37 : Emmanuel Macron annonce qu'il s'entretiendra avec Vladimir Poutine vendredi par téléphone.

18h43 : "S'il devait y avoir une agression [de la Russie en Ukraine], la riposte sera là et le coût sera très élevé", a averti Emmanuel Macron, après une entrevue à Berlin avec le chancelier allemand, Olaf Scholz.

18h26 : En réponse à la situation à la frontière ukrainienne, les Etats-Unis ont placé jusqu'à 8 500 militaires en état d'alerte, et ils pourraient être prêts en cinq jours à renforcer la force de réaction rapide de l'alliance militaire, constituée de 40 000 militaires. Moscou dénonce cette mise en alerte. Pour le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, les Etats-Unis provoquent ainsi une nouvelle "exacerbation des tensions".

16h27 : Si Moscou nie tout projet d'invasion de l'Ukraine, le Kremlin insiste sur des garanties écrites pour sa sécurité, y compris sur la promesse que Kiev n'intègrera pas l'Otan. "Je pense que toutes les craintes de la Russie peuvent être apaisées, et que nous pourrions trouver une voie vers la sécurité mutuelle via une diplomatie patiente et fondée sur des principes, pour autant que le président Poutine évite le piège de lancer une terrible guerre", a estimé Boris Johnson.

18h01 : "Nous avons convenu de répondre à toute attaque de l'Ukraine à l'unisson en imposant des sanctions économiques coordonnées et sévères (...) contre la Russie."


Les dirigeants occidentaux ont convenu de répondre d'une seule voix à une éventuelle "attaque" de l'Ukraine par la Russie, en imposant à Moscou des sanctions d'une sévérité sans précédent.

12h47 : "Les organisateurs de la bande préparaient une série d'attaques armées contre des infrastructures", déclare dans un communiqué le service ukrainien de sécurité (SBU), affirmant que le groupe "était coordonné" par des "services spéciaux russes". Les deux organisateurs, dont un Russe, ont été arrêtés, a précisé le SBU dont des agents ont saisi "un engin explosif, des armes légères et des munitions".

12h46 : L'Ukraine affirme avoir démantelé un groupe agissant sur l'ordre de Moscou et qui préparait des attaques armées pour "déstabiliser" le pays.

07h11 : Il est 6 heures, c'est donc l'heure du premier point sur l'actu de la journée.

Les dirigeants des Etats-Unis et de plusieurs pays européens – dont l'Allemagne et la France – ont affirmé lors d'une visioconférence leur soutien "sans réserve" à l'Ukraine. Ils promettent des "conséquences très lourdes" à la Russie en cas "d'agression" contre ce pays.

Des militaires en uniforme ont annoncé à la télévision publique avoir pris le pouvoir au Burkina Faso et chassé le président Marc Roch Christian Kaboré du pouvoir.

• Le Conseil d'Etat a suspendu l'arrêté du gouvernement interdisant la vente de la fleur et de la feuille de chanvre chargée en CBD, la molécule non-psychotrope du cannabis. L'instance doit maintenant se prononcer sur le fond de l'arrêté.

Une bousculade a fait huit morts, dont un enfant, et une cinquantaine de blessés hier soir devant un stade de Yaoundé, avant un match de la Coupe d'Afrique des nations entre le Cameroun et les Comores, selon les autorités.