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Madrid s'inflige de nouvelles mesures d'austérité draconiennes

Mariano Rajoy a annoncé mercredi que le taux de TVA allait passer de 18 à 21%.

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France Télévisions
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Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, tient une conférence de presse à Bruxelles (Belgique), le 29 juin 2012. (MICHEL EULER / AP / SIPA)

Les Espagnols vont devoir faire face à un nouveau tour de vis budgétaire. Le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, a annoncé mercredi 11 juillet une batterie de mesures drastiques exigée par Bruxelles, représentant 65 milliards d'euros d'économies et de recettes d'ici à la fin 2014. Des mesures qui "font mal à tout le monde - cela fait mal que les revenus diminuent et que les impôts augmentent -, mais nous devons le faire", a prévenu Rajoy.

La principale mesure prise par le gouvernement espagnol consiste à relever le taux de la TVA de 18% à 21%, hausse qui risque de s'accompagner d'une envolée des prix dans les mois à venir. La TVA sur les produits de première nécessité sera cependant maintenue à 4%. 

Mariano Rajoy a également annoncé une réforme de l'administration qui devrait rapporter 3,5 milliards d'euros. Cette réforme prévoit une réduction du nombre des entreprises publiques et une diminution "de 30% du nombre des conseillers" locaux. Certaines primes des fonctionnaires et des hauts responsables des administrations seront également réduites, tandis que les indemnités chômage versées aux nouveaux inscrits seront revues à la baisse.

Objectif : ramener le déficit à 2,8% du PIB d'ici à 2014

L'Union européenne a accordé mardi à l'Espagne un répit, en raison des difficultés économiques et financières du pays entré en récession au premier trimestre et qui se finance à des coûts très élevés sur le marché. Selon une feuille de route fixée par la zone euro, le pays a jusqu'en 2014 au lieu de 2013 pour ramener son déficit public à moins de 3% du PIB.

L'objectif est désormais de réduire le déficit à 6,3% cette année contre 5,3% annoncé par le gouvernement espagnol, 4,5% en 2013 contre 3% prévu et 2,8% en 2014. Mais en échange, Bruxelles, qui recommandait avec insistance une hausse de la TVA, a imposé à Madrid de présenter d'ici à la fin du mois un plan d'ajustement pour 2013 et 2014. A peine adopté, le budget 2012 de l'Etat central, déjà d'une rigueur historique, va donc devoir subir un nouveau tour de vis, alors qu'il visait à récupérer 27,3 milliards d'euros entre économies et nouvelles recettes.

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