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Le Vingt-sept se sont accordés vendredi à Bruxelles sur le principe de sanctions pour renforcer la discipline budgétaire

"Il y a eu un large soutien à l'idée générale d'un renforcement des sanctions. Mais cela nécessitera encore des discussions difficiles concernant les détails", a indiqué le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.Cette réunion avait essentiellement pour objectif de permettre aux 27 délégations d'exposer leurs propositions.
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Christine Lagarde et son homologue allemand Wolfgang Schäuble à Bruxelles, le 21 mai 2010 (AFP)

"Il y a eu un large soutien à l'idée générale d'un renforcement des sanctions. Mais cela nécessitera encore des discussions difficiles concernant les détails", a indiqué le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.

Cette réunion avait essentiellement pour objectif de permettre aux 27 délégations d'exposer leurs propositions.

C'est "une bonne base", a jugé le président du Conseil européen.

Selon Christine Lagarde, les ministres des Finances européens se sont accordés vendredi sur la nécessité d'établir des règles budgétaires plus rigoureuses et de travailler sur la réduction des écarts de compétitivité entre les états membres de l'UE, afin d'arriver à "une meilleure convergence des politiques économiques".

La réponse a également été "globalement positive" à la question de savoir s'il fallait renforcer la gouvernance économique et mettre en place un mécanisme de résolution et de gestion des crises, a également dit la ministre française des Finances.

"Donc, on a quatre têtes de chapitres sur lesquelles on est d'accord en principe pour avancer", a-t-elle souligné lors d'une brève conférence de presse. "Maintenant, il va falloir, dans le détail, voir quelle forme ça prend, comment on peut activer les sanctions, comment on peut améliorer la prévention, comment on construit une gouvernance économique."

Elle a précisé que "l'ensemble des participants" s'étaient ralliés à sa proposition de se concentrer sur les mesures de court terme - des mesures pouvant être juridiquement mises en place rapidement ou objet d'un consensus général.

Paris et Berlin affichent leur entente
"Nous sommes tous tombés d'accord sur une proposition de Mme Lagarde de nous concentrer sur des mesures pouvant être prises dans le cadre des traités tels qu'ils sont", a déclaré pour sa part le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble.

Berlin a ainsi suggéré de faire adopter aux pays de la zone euro une stricte règle d'équilibre budgétaire, comme celle qui est inscrite dans la Constitution allemande, de durcir le pacte de stabilité et de mettre en place de nouvelles sanctions.

L'Allemagne a également proposé l'instauration d'une procédure de mise en faillite des Etats les plus endettés, qui reviendrait pratiquement à les faire sortir de la zone euro.

Cette dernière proposition n'a visiblement pas reçu un bon accueil : Christine Lagarde a déclaré qu'elle n'entrait pas dans les quatre têtes de chapitre sur lesquelles la "task force" s'était mise d'accord vendredi.

La chancelière allemande Angela Merkel et son ministre des Finances avaient également donné cette semaine l'impression de faire cavalier seul dans la lutte contre la spéculation, en décidant unilatéralement d'interdire les ventes dites "à nu" de titres de dette européenne sur son territoire.

Une décision dont Christine Lagarde et d'autres dirigeants européens ont déploré qu'elle ait été prise sans concertation avec les autres Etats membres.

Conclusions définitives en octobre
Les ministres des Finances des Vingt-Sept avaient de toute évidence à coeur vendredi de corriger ces couacs qui ont alimenté la nervosité des bourses mondiales, notamment européennes et américaines.

Le groupe de travail doit se réunir de nouveau en juin, pour faire un premier rapport au Conseil européen du 17. Il souhaite rendre ses conclusions définitives en octobre.

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