Le Parlement européen doit mettre fin mardi à une période de flottement, en votant la future Commission Barroso II

Le mandat de l'actuel exécutif européen a pris fin le 31 octobre 2009, mais l'entrée en fonction de la nouvelle équipe, prévue mercredi, et présidée comme la précédente par José Manuel Barroso, n'a pas été évidente.L'équipe emmenée par l'ex-Premier ministre portugais a dû gérer durant les trois derniers mois les affaires courantes.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. (F3)

Le mandat de l'actuel exécutif européen a pris fin le 31 octobre 2009, mais l'entrée en fonction de la nouvelle équipe, prévue mercredi, et présidée comme la précédente par José Manuel Barroso, n'a pas été évidente.

L'équipe emmenée par l'ex-Premier ministre portugais a dû gérer durant les trois derniers mois les affaires courantes.

Avec l'entrée en fonction prévue mercredi de sa nouvelle équipe, le Portugais entend se replacer sur le devant de la scène, après être resté en retrait forcé au sein du nouveau quatuor censé diriger l'Union européenne: outre lui-même, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, mais aussi vice-présidente de la Commission, Mme Ashton, le président de l'UE, Herman Van Rompuy, et la présidence tournante, qui revient jusqu'en juillet à l'Espagne.

C'est surtout avec l'ancien Premier ministre belge qu'il devra jouer des coudes, car M.Van Rompuy veut commencer à sortir de l'ombre jeudi à l'occasion d'un sommet des dirigeants européens sur la crise économique.

Relancer la croissance est aussi la principale tâche assignée par José Manuel Barroso à son exécutif, dominé dans ce domaine par un trio composé de l'Espagnol Joaquin Almunia (Concurrence), du Finlandais Olli Rehn (Affaires économiques) et du Français Michel Barnier (Marché intérieur et Services financiers).

Parmi les autres commissaires en vue figurent le Belge Karel De Gucht, au Commerce, et le Roumain Dacian Ciolos, à l'Agriculture.

Jugé par ses détracteurs trop libéral et trop timide face aux grands Etats de l'UE durant son premier mandat, le Portugais assure en privé vouloir donner tort à ses critiques lors du deuxième, qui sera notamment marqué à partir de l'année prochaine par une grande bataille sur le futur budget européen.

La tendance de fond est toutefois à un net retour du balancier du pouvoir européen vers les Etats, au détriment de la Commission, qui a l'initiative législative et est censée incarner l'intérêt général européen.