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Le maire de Londres se dit prêt à subir le jet d'un canon à eau

Boris Johnson veut ainsi prouver que ces armes anti-émeutes ne sont pas dangereux.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Le maire de Londres, Boris Johnson, le 27 mai 2014, à Londres (Royaume-Uni). (RICHARD SOANS / CITIZENSIDE.COM / AFP)

Pour prouver la non-dangerosité de canons à eau anti-émeutes, quoi de mieux que de se faire arroser soi-même ? C'est l'idée iconoclaste brandie par le maire de Londres, Boris Johnson.

Le maire fantasque vient d'acheter trois de ces canons pour sa ville alors que leur usage est encore interdit au Royaume-Uni, à l'exception de l'Irlande du Nord. Après une vague d'émeutes survenue à Londres en 2011, la question de leur usage par les forces de l'ordre a été soulevée par la police. Leur autorisation est actuellement en cours d'étude par la ministre de l'Intérieur, Theresa May.

Mais le maire de Londres n'a pas attendu l'autorisation officielle pour acquérir ce matériel anti-émeutes. Il a acheté à l'Allemagne trois canons à eau d'occasion, affirmant faire ainsi "économiser 2,4 millions de livres (près de 3 millions d'euros) aux Londoniens".

Un conflit politique derrière cette décision ?

Défendant mercredi sa décision sur la radio londonienne LBC, Boris Johnson s'est dit "prêt à tout faire pour montrer" que ce matériel était "sans danger". Le présentateur l'a mis au défi d'être filmé en train de se faire arroser par l'engin. Après avoir hésité, déclarant qu'il n'avait "rien fait pour mériter ça", le maire de 49 ans a finalement accepté. "Je peux déjà voir mon équipe de presse en train de s'arracher les cheveux. Peu importe, ça doit être fait", a-t-il ajouté.

Boris Johnson et la ministre en charge du dossier, Theresa May, sont les deux candidats pressentis pour remplacer le Premier ministre, David Cameron, à la tête du parti conservateur en cas de défaite aux élections générales de 2015. La décision du maire de Londres d'acheter ces canons a été perçue par certains comme un défi lancé à sa concurrente. "Non, non, non. Nous essayons juste d'économiser de l'argent", s'est défendu Boris Johnson lorsque le journaliste de LBC a abordé la question.

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