VIDEO. Royaume-Uni : le député travailliste Lindsay Hoyle élu nouveau speaker de la Chambre des communes

Cet élu de 62 ans, qui était donné favori, aura notamment la tâche délicate de conduire les débats sur le Brexit, là où son prédécesseur John Bercow a parfois été accusé de partialité.

Lindsay Hoyle après son élection en tant que speaker, lundi 4 novembre 2019 à Londres (Royaume-Uni).
Lindsay Hoyle après son élection en tant que speaker, lundi 4 novembre 2019 à Londres (Royaume-Uni). (PRU / AFP)

"Ooooordeeeeer !" Le député travailliste britannique Lindsay Hoyle a été élu lundi 4 novembre au soir par ses pairs "speaker" (président) de la Chambre des communes où il succède au truculent John Bercow, qui a joué un rôle clé dans le feuilleton du Brexit.

Cet élu de 62 ans, qui était donné favori, aura notamment la tâche délicate de conduire les débats sur le Brexit, là où son prédécesseur John Bercow a parfois été accusé de partialité par les partisans de la sortie de l'Union européenne.

Elu à 325 voix contre 213

Premier adjoint de John Bercow depuis 2010, Lindsay Hoyle a ainsi déjà occupé le rôle de chef d'orchestre à la chambre basse du Parlement britannique. Avec son fort accent du nord-ouest, il n'a pas hésité pas à rabrouer les députés bruyants ou à sermonner les nationalistes écossais quand ces derniers chantonnaient en 2017 l'hymne européen en pleine séance parlementaire.

Il a été désigné au quatrième tour de vote à bulletin secret avec 325 voix, contre 213 à son dernier concurrent Chris Bryant, travailliste lui aussi.

Entraîné par deux de ses soutiens jusqu'à son fauteuil de cuir vert qui surplombe les bancs de la Chambre des communes, conformément à l'une des traditions parfois surprenantes du Parlement britannique, Lindsay Hoyle a promis qu'il serait "neutre" et "transparent". Tenu à une obligation d'impartialité, le "speaker" doit quitter son parti.

Il a immédiatement été félicité par le Premier ministre conservateur Boris Johnson, qui a salué sa "gentillesse" et sa "raison", et par le leader de l'opposition, le travailliste Jeremy Corbyn.