Un Brexit sans accord commercial est "très, très probable", affirme Boris Johnson

De son côté, la présidente de la Commission européenne a fait part du même pessimisme, en déclarant vendredi aux dirigeants des 27 réunis en sommet que les espoirs d'un accord avec Londres sur la future relation commerciale étaient "faibles".

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Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 11 décembre 2020 à Bruxelles. (ALEXANDROS MICHAILIDIS / HANS LUCAS / AFP)

Londres penche pour le "no deal". Le Premier ministre britannique a estimé vendredi 11 décembre que les discussions avec l'Union européenne sur leurs futures relations commerciales après le Brexit ne devraient pas déboucher sur un accord.

"Il est très, très probable que nous devions choisir une solution qui serait, je pense, formidable pour le Royaume-Uni, et qui est que nous pourrions faire exactement ce que nous voulons à partir du 1er janvier", a déclaré le locataire de Downing Street lors d'une visite à Blyth, dans le nord de l'Angleterre, rappelant que les discussions avec l'UE continuaient. 

De son côté, la présidente de la Commission européenne a fait part du même pessimisme, en déclarant vendredi aux dirigeants des 27 réunis en sommet que les espoirs d'un accord avec Londres sur la future relation commerciale étaient "faibles", ont confié à l'AFP plusieurs participants. Ursula von der Leyen et Boris Johnson ont dîné ensemble mercredi à Bruxelles pour tenter de débloquer la situation. Ils se sont séparés sans terrain d'entente, se donnant jusqu'à dimanche pour trancher.

Malgré les déclarations de Boris Johnson, les ministres allemand et irlandais des Affaires étrangères ont jugé vendredi que l'heure n'était pas encore à la résignation. "Nous pensons qu'un accord est certes difficile mais encore possible", a déclaré Heiko Maas, dont le pays préside l'Union européenne jusqu'à la fin de cette année. "Nous pensons toujours qu'il est possible d'avoir un accord commercial et régissant les relations" entre le Royaume-Uni et l'UE, a renchéri son homologue irlandais Simon Coveney au cours d'une conférence de presse à Berlin.

Trois sujets encore en discussion

Les discussions entre Londres et Bruxelles butent encore sur trois sujets : l'accès européen aux eaux britanniques, la manière de régler les différends dans le futur accord, et les garanties exigées de Londres par l'UE en matière de concurrence en échange d'un accès sans droits de douanes ni quotas à son marché.

Sans accord avec Bruxelles au 31 décembre, les échanges entre Londres et l'UE, son principal partenaire, se feront selon les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de droits de douane et de quotas.

En prévision d'un "no deal", l'UE a présenté des mesures d'urgence qui visent à maintenir une connectivité dans le transport routier et aérien pendant six mois, à condition que Londres en fasse de même. Les mesures visent également à garantir l'accès réciproque aux eaux des deux parties pour les bateaux de pêche en 2021.

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