Brexit : le Parti travailliste laisse la porte ouverte à un maintien dans l'Union européenne

Alors que les négociations patinent toujours avec Bruxelles à six mois du Brexit, prévu fin mars 2019, le Labour est divisé entre les militants qui ont voté pour rester dans l'UE, et ceux qui veulent en sortir.

 Keir Starmer, responsable du Brexit au sein du Parti travailliste britannique, le 25 septembre 2018 à Liverpool (Angleterre).
 Keir Starmer, responsable du Brexit au sein du Parti travailliste britannique, le 25 septembre 2018 à Liverpool (Angleterre). (OLI SCARFF / AFP)

Le Royaume-Uni pourrait-il finalement rester dans l'Union européenne ? Le responsable du Brexit au sein du Parti travailliste britannique n'a pas exclu, mardi 25 septembre, lors du congrès du parti, de poser la question du "maintien" du Royaume-Uni au sein de l'UE, en cas de nouveau référendum.

"Si nous devons sortir de l'impasse, faire campagne pour un nouveau vote public doit faire partie de nos options et personne n'exclut l'option du maintien", a affirmé Keir Starmer devant les militants réunis depuis dimanche à Liverpool. C'est un virage inattendu, car il y a peu de temps encore, le principal parti d'opposition du pays refusait d'envisager officiellement la tenue d'une nouvelle consultation des Britanniques.

Issue incertaine pour l'accord conclu avec l'UE

Le Parti travailliste a déjà signifié qu'il entendait voter contre un accord obtenu avec Bruxelles par la Première ministre conservatrice, Theresa May, si cet accord ne remplissait pas ses critères. Ce qui rend l'issue du vote sur cet éventuel accord incertaine, la majorité de Theresa May au Parlement étant mince et très divisée sur le visage que doit prendre le Brexit. 

En cas de rejet du futur accord par le parlement, le Labour réclame la tenue d'élections législatives, espérant ainsi arriver au pouvoir. Mais si les Conservateurs refusent de les convoquer, il fera campagne pour l'organisation d'un second référendum. En attendant, Jeremy Corbyn, chef du Parti travailliste, devrait se présenter en homme providentiel capable de sortir le Royaume-Uni du chaos du Brexit, dans son discours de clôture du congrès du parti mercredi.