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L'OIT, à son tour, se prononce contre l'austérité

La relance, plutôt que l'austérité, comme remède à la crise. François Hollande a trouvé encore un nouvel allié. Après Mario Draghi, le président de la BCE, ou Angela Merkel, la chancelière allemande, l'Organisation Internationale du Travail se rallie à ce point de vue dans son rapport annuel, dénonçant des "politiques d'austérité contre-productives".
Article rédigé par Cécile Quéguiner
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
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Pour l'OIT, la démonstration est faite : si quelque 202 millions de personnes seront au chômage cette année dans le monde, soit 6 millions de plus qu'en 2011, c'est le fait des politiques d'austérité. Politiques "contre-productives ", assène Raymond Torres, le directeur de l'Institut international d'études sociales de l'OIT. Selon son rapport, le chômage, en Europe notamment, ne devrait retrouver son niveau de 2008 (avant la crise), avant fin 2016.

"Le piège de l'austérité est en train de se refermer"

"L'austérité n'a pas produit plus de croissance économique ", explique Ryamond Torres, sans pour autant réduire de façon spectaculaire les déficits budgétaires. "Le piège de l'austérité est en train de se refermer ".  Et de citer l'exemple espagnol, où le déficit a été réduit de 9% à 8,5% du PIB entre 2010 et 2011, après un programme d'austérité pourtant drastique.

L'Organisation Internationale du Travail préconise donc de mettre en place des stratégies de relance de la demande intérieure. Et dans le cas de l'Europe, de repenser l'action de la Banque européenne d'investissement pour qu'elle facilite des prêts, et de revoir les objectifs des Fonds structurels européens pour qu'ils soutiennent l'emploi. Elle rejoint là une des principales propositions du candidat socialiste français, François Hollande, déjà rejoint sur ce point par la chancelière Angela Merkel ce week-end.

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