Finlande : la Première ministre renonce à des notes de frais controversées après une polémique nationale

Sanna Marin est critiquée dans son pays après qu'un média a révélé qu'elle s'était fait rembourser des frais liés à des repas familiaux. La police finlandaise a annoncé vendredi avoir ouvert une enquête.

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La Première ministre finlandaise, Sanna Marin, lors d'une conférence de presse à Bruxelles (Belgique) le 24 mai 2021. (OLIVIER HOSLET / POOL / AFP)

La Première ministre finlandaise a annoncé mardi 1er juin avoir renoncé au remboursement de ses petits-déjeuners à sa résidence officielle. Sanna Marin espère ainsi mettre un terme à une polémique venue empoisonner sa campagne pour les élections municipales.

La cheffe du gouvernement social-démocrate fait face aux attaques de l'opposition depuis que le tabloïd Iltalehti a révélé le 25 mai qu'elle se faisait rembourser à hauteur de 300 euros par mois de frais liés à des repas familiaux. Il a ensuite été précisé que le montant avoisinait les 850 euros mensuels, en incluant certains repas froids. Or, selon les critiques, l'usage de fonds publics pour couvrir ces frais pourrait contrevenir au droit finlandais, car ils ne sont pas explicitement prévus.

La police finlandaise a annoncé vendredi avoir ouvert une enquête. Une autre investigation fiscale a été lancée, afin de déterminer si la Première ministre devait s'acquitter d'impôts supplémentaires pour cet avantage.

Une dirigeante populaire, mais...

La cheffe du gouvernement s'est aussi engagée à rembourser les quelque 14 000 euros de frais liés à des repas familiaux pris depuis son arrivée dans la résidence officielle de Kesäranta, il y a un an et demi. "J'ai d'autres missions de travail que de passer des jours à regarder en détail des choses comme la nourriture de ma famille", a déclaré la dirigeante de 35 ans, dans une interview à la chaîne de télévision MTV3.

Au pouvoir depuis décembre 2019, Sanna Marin bénéficie d'un soutien élevé dans l'opinion du fait de sa gestion de l'épidémie de Covid-19 en Finlande, un des pays les moins affectés par la pandémie en Europe. Toutefois, les sondages pour les élections municipales du 13 juin laissent entrevoir une poussée de l'opposition, notamment du Parti des Finlandais (extrême droite).

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