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Déficits publics : Bruxelles fait les gros yeux à la France

Une nouvelle fois, la Commission européenne épingle Paris pour son manque de compétitivité et le niveau élevé de sa dette. Elle a décidé de placer la France sous surveillance renforcée. Ses prévisions économiques, publiées la semaine dernière, tablent sur un déficit public à 4% du PIB cette année.
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Pour Bruxelles, pas de doute : la France souffre de (trop) nombreux déséquilibres marcoéconomiques, qui n'ont pas été suffisamment corrigés ; il n'y a pas d'autre solution, en ce cas, que de placer la France sous surveillance renforcée - c'est l'une des possibilités offertes désormais à la Commission... 

En clair, Bruxelles estime que la hausse continue de la dette publique française depuis 2010 constitue un risque pour son économie, et aussi pour celle de la zone euro en cas de turbulences sur les marchés.

Paris n'est pas toute seule à être placée ainsi sous surveillance : l'Espagne et l'Irlande, qui viennent tout juste de sortir de leur plan d'assistance financière, le sont aussi. Ce qui n'est pas forcément très glorieux quand on est la deuxième économie de la zone euro...

4% de déficit cette année

Manque de compétitivité, coût du travail trop élevé, dette publique qui se creuse : la liste des griefs est longue. Dans son rapport, la Commission estime que "le déficit commercial qui ne cesse de se creuser reflète la perte continue des parts de marché à l'exportation. Malgré les mesures prises pour favoriser la compétitivité, jusqu'à présent, le rééquilibrage est limité. (...) Le coût du travail reste élevé et pèse sur les marges des entreprises."

Lors de ses prévisions économiques, publiées fin février, Bruxelles avait tablé sur un déficit de 4% du PIB pour cette année - au-dessus de la limite autorisée de 3%, donc.

Mais tout n'est peut-être pas perdu d'avance : le commissaire européen en charge des Affaires économiques, Olli Rehn, dit attendre avec impatience les détails du pacte de responsabilité - dont les négociations n'en sont qu'au tout début...

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