Espionnage d'internet : le Quai d'Orsay cible de la NSA

Selon des documents divulgués par une chaîne de télévision brésilienne, l'agence américaine s'est introduite dans les réseaux informatiques de Google, d'un groupe pétrolier brésilien et du ministère français des Affaires étrangères.

Le ministère des Affaires étrangères, le 5 août 2008 à Paris. 
Le ministère des Affaires étrangères, le 5 août 2008 à Paris.  (MATTES RENE / HEMIS.FR / AFP)

Google, le groupe brésilien pétrolier public Petrobras et le ministère français des Affaires étrangères. La chaîne de télévision brésilienne Globo (en anglais) a révélé, lundi 9 septembre, une nouvelle liste d'organisations espionnées par l'Agence de sécurité nationale des Etats-Unis (NSA).

Globo, qui a révélé la semaine dernière que Washington avait espionné les chefs d'Etat du Brésil et du Mexique, a diffusé ces informations avec l'aide de Glen Greenwald. Ce journaliste du Guardian a été l'un des premiers à diffuser les documents transmis par Edward Snowden, l'ancien collaborateur de la NSA à l'origine des révélations sur l'ampleur des programmes de surveillance des Etats-Unis.

Le Quai d'Orsay déjà mentionné sur une liste de 2010

Cette fois-ci, la chaîne montre des extraits d'une présentation de la NSA, destinée à ses nouveaux agents. Elle date de mai 2012 et montre la capacité de l'agence à espionner Google, Petrobras, le quai d'Orsay, et le réseau Swift (Society for worldwide interbank financial telecommunication), utilisé par de grandes banques mondiales.

Le Quai d'Orsay figurait déjà dans une liste de cibles de septembre 2010, révélée début septembre par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel (en anglais). Les informations du diffuseur brésilien ne précisent ni la date à laquelle la NSA a espionné ces différents acteurs, ni les informations qu'elle comptait recueillir.

Glen Greenwald a par ailleurs donné une interview à Globo dans laquelle il prévient que les documents transmis par Edward Snowden contiennent "de nombreux autres renseignements qui témoignent de l'espionnage d'innocents, contre des gens qui n'ont rien à voir avec le terrorisme, ou sur des questions industrielles, ce qui doit être rendu public".