DIRECT. Référendum d'indépendance : le président catalan exige le retrait de la police déployée par Madrid

Le président de la Catalogne, Carles Puigdemont, a annoncé que les habitants de sa région avaient gagné "le droit d'avoir un Etat indépendant qui prenne la forme d'une République".

Des militants indépendantistes célèbrent les résultats du référendum interdit en Catalogne, le dimanche 1er octobre 2017, à Barcelone (Espagne).
Des militants indépendantistes célèbrent les résultats du référendum interdit en Catalogne, le dimanche 1er octobre 2017, à Barcelone (Espagne). (BURAK AKBULUT / ANADOLU AGENCY)
Ce qu'il faut savoir

Le fossé se creuse entre Madrid et la Catalogne, lundi 2 octobre, au lendemain d'un référendum interdit, marqué par des violences policières. Selon l'exécutif catalan, le "oui" à l'indépendance l'a emporté à 90%, avec 2,26 millions de voix et un taux de participation de 42,3%, lors d'un scrutin marqué par des violences policières. Le président de la Catalogne, Carles Puigdemont a demandé "le retrait de toutes les forces policières déployées en Catalogne en raison de cette répression", a déclaré Carles Puigdemont lors d'un conférence de presse.

Un plébiscite pour le "oui". Le gouvernement catalan a communiqué les résultats du référendum. Selon l'exécutif catalan, le "oui" à l'indépendance l'a emporté à 90%, avec 2,26 millions de voix et un taux de participation de 42,3%. Pas moins de 44 organisations – dont les principaux syndicats catalans et deux associations indépendantistes – ont appelé à une journée de grève générale et de mobilisations mardi en Catalogne.

Madrid hausse le ton. Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, estime qu'il n'y a "pas eu de référendum d'autodétermination en Catalogne".  Madrid fera "tout ce que permet la loi" pour empêcher une déclaration d'indépendance", a ajouté le gouvernement lundi.

L'Union européenne presse Madrid de mettre fin à la crise. "Nous appelons tous les acteurs pertinents à passer rapidement de la confrontation au dialogue", a déclaré le porte-parole de la commission européenne, Margaritis Schinas, lors d'un point presse à Bruxelles. "La violence ne peut jamais être un instrument en politique", a-t-il ajouté, alors que l'Espagne fait face à l'une des pires crises vécues par le pays depuis le coup d'Etat militaire avorté de 1981.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #CATALOGNE

23h05 : "Si un scrutin avait lieu aujourd'hui, nous savons qu'il ne recueillerait pas une majorité de suffrage."


Interrogé sur franceinfo sur l'indépendance de la Corse, Jean-Guy Talamoni a estimé que l'île n'était pas prête pour une telle consultation. "Dans une dizaine d'année, si les Corses sont assurés d'avoir une stabilité matérielle et économique, nous serons peut-être dans les mêmes conditions que la Catalogne aujourd'hui", a-t-il expliqué.

22h31 : Voici les trois articles qu'il ne fallait pas manquer aujourd'hui sur franceinfo :

Comment l'école Ozar Hatorah de Toulouse a surmonté le traumatisme de l'attentat de 2012.

Ce qui attend la Catalogne après la victoire du "oui" au référendum.

Nos conseils "séries" pour le mois d'octobre.

21h00 : Des huées, des insultes, des "dégage, dégage"... Gerard Pique, le défenseur catalan du FC Barcelone qui soutenait l'organisation du référendum, a reçu un accueil musclé lors de l'entraînement de l'équipe d'Espagne, rapporte Marca (en espagnol).

20h41 : "Nous appelons tous les acteurs pertinents à passer rapidement de la confrontation au dialogue (...) la violence ne peut jamais être un instrument en politique."



En conférence de presse, la Commission européenne, qui soutient officiellement la position du gouvernement espagnol, a haussé le ton après les violences du week-end.

19h07 : Le maire de Perpignan (Pyrénées-Orientales) a d'ailleurs dénoncé cet après-midi sur son blog les violences d'hier. "Ce qui s'est passé hier en Catalogne ne grandit aux yeux du monde entier ni l'Espagne ni l'Europe", estime Jean-Marc Pujol (LR), en évoquant des violences "insupportables, injustifiables et inqualifiables". Il appelle les deux parties à se mettre autour de la table.

18h51 : La France a-t-elle servi de base arrière pour l'organisation du référendum en Catalogne ? Un membre du parti nationaliste catalan français affirme ce soir que "plusieurs millions de bulletins" ont été imprimés dans les Pyrénées-Orientales. "Les personnes qui ont travaillé ne souhaitent pas pour l'instant sortir de l'anonymat, car des juges espagnols pourraient les mettre en examen et lancer des mandats d'arrêt internationaux", a-t-il ajouté.

16h50 : Le FC Barcelone annonce qu'il rejoint le mouvement de grève générale prévu demain en Catalogne, rapporte L'Equipe. Ses portes seront donc fermées et aucune équipe ne s'entraînera, précise le journal.

16h45 : Un grand rassemblement a eu lieu ce midi devant le palais de la Généralité de Catalogne, à Barcelone, au lendemain du référendum pour l'indépendance. Le lieu abrite le siège officiel de la Présidence et du gouvernement autonome de Catalogne. Carles Puigdemont, président de l'exécutif catalan, a réclamé une médiation internationale pour sortir de la crise avec Madrid.

Barcelone : minute de silence des Catalans


(REUTERS)

15h51 : Bonjour @anonyme, l'ancien Premier ministre, né à Barcelone, ne s'est pas exprimé depuis le référendum hier. Il s'était cependant positionné contre l'indépendance de la Catalogne la semaine dernière, rapportent nos confrères de France Bleu. Manuel Valls avait déclaré que cette indépendance signerait "la fin de ce qu'est l'Europe".

15h40 : une réaction de Manuel Valls ?

15h22 : Emmanuel Macron et le Premier ministre espagnol se sont entretenus au téléphone au lendemain du référendum d'autodétermination en Catalogne, jugé illégal par Madrid. Le chef de l'Etat a réaffirmé qu'il n'avait "qu'un seul interlocuteur, en la personne de M. Rajoy", a ajouté l'Elysée.

15h19 : Le président de la République, Emmanuel Macron, a exprimé au chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, son "attachement à l'unité constitutionnelle de l'Espagne", rapporte l'AFP.

14h15 : Les Catalans restent mobilisés, au lendemain du référendum d'autodétermination jugé illégal par Madrid. Notre reporter Robin Prudent suit la mobilisation à Barcelone cet après-midi.

14h13 : Le Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme exhorte les autorités espagnoles à mener des enquêtes "impartiales" sur "tous les actes de violence" commis dans la région, à l'occasion du scrutin interdit de dimanche. "J'exhorte les autorités espagnoles à garantir des enquêtes complètes, indépendantes et impartiales sur tous les actes de violence", a déclaré Zeid Ra'ad Al Hussein, soulignant que "les interventions policières doivent être en tout temps proportionnées et nécessaires".

13h44 : Bonjour , le gouvernement espagnol estime que ce référendum d'autodétermination n'avait pas lieu d'être car il va, selon lui, à l'encontre de la Constitution espagnole qui affirme que l'Espagne est indivisible. La Cour constitutionnelle, saisie dès l'adoption par le parlement catalan de la loi organisant ce scrutin, a confirmé la position du gouvernement. Elle a ensuite ordonné la suspension des préparatifs du référendum. Nous répondons à six questions que vous vous posez peut-être sur le sujet dans cet article.

13h41 : Bonjour,Savez vous pourquoi le référendum a-t-il été jugé comme étant illégal par le gouvernement espagnol ? Avez vous des informations concernant l'organisation de ce scrutin ?

13h09 : Notre journaliste Robin Prudent se trouve actuellement à l'université de Barcelone, haut-lieu de la lutte indépendantiste. Il explique que plusieurs milliers de bulletins de vote sont encore là.

13h05 : La Commission européenne a de son côté rejeté les violences, et appelé au dialogue, au lendemain du référendum d'autodétermination interdit en Catalogne. "Nous appelons tous les acteurs pertinents à passer rapidement de la confrontation au dialogue", a déclaré le porte-parole de l'exécutif européen, Margaritis Schinas, au cours d'un point de presse à Bruxelles lundi. "La violence ne peut jamais être un instrument en politique", a-t-il ajouté.

12h59 : Bonjour @Jean-Jacques, l’Elysée et le ministère des Affaires étrangères n'ont pas encore réagi aux événements d'hier en Catalogne, rapporte Le Figaro. Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, a affirmé dimanche que "toutes ces décisions sont de l'ordre de la souveraineté espagnole". "Que dirait-on si un gouvernement espagnol venait s'exprimer sur la situation en France, sur la manière dont nous gérons nos problèmes d'ordre public", a-t-il ajouté, interrogé par Le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI. "Tout ça est de l'ordre du gouvernement espagnol et c'est sa responsabilité exclusive", a-t-il poursuivi. Nous ne manquerons pas bien sûr de vous faire part d'autres éventuelles réactions de la part du gouvernement.

12h57 : bonjour, quelle est le position du gouvernement français au regard des violences policière en catalogne ? Une condamnation? Un soutien? Je n'ai rien entendu depuis hier de sa part..

12h33 : Notre journaliste Robin Prudent est toujours à Barcelone, où il suit la situation au lendemain du référendum. Plusieurs milliers de Catalans sont dans la rue, clamant notamment "Nous avons voté".

11h53 : C'est "le jour d'après" en Catalogne. Au lendemain du référendum d'autodétermination, marqué par des violences, notre journaliste sur place, Robin Prudent, nous donne un aperçu des unes de la presse ce matin. La Vanguardia évoque "la répression" du gouvernement.

11h29 : Les services de santé catalans ont soigné 893 personnes blessées. Au lendemain du référendum d'autodétermination de la Catalogne, le gouvernement régional dresse un bilan des heurts entre les électeurs indépendantistes et le police. Quatre de ces blessés sont dans un état grave mais stable.

08h59 : Les urnes qui ont été utilisées hier pour le référendum d'autodétermination de la Catalogne étaient cachées en France. Selon le site d'information catalan ara.cat (lien en catalan), les 10 000 urnes ont été gardées à Elne (Pyrénées-Orientales), afin de ne pas être repérées et saisies par les autorités espagnoles.

07h03 : Notre journaliste Robin Prudent était sur place, à Barcelone, pour suivre cette journée très mouvementée. Voici le récit de sa journée entre électeurs et force de l'ordre. Des policiers bloquent des habitants à Barcelone, dimanche 1er octobre.(ROBIN PRUDENT / FRANCEINFO)

07h17 : Ce matin, le référendum d'autodétermination catalan, jugé illégal par l'Espagne, fait la une de plusieurs titres de presse ce matin. Libération titre sur ce "coup de force", soulignant que Madrid "a durement réprimé" ce vote.

06h39 : Le fossé se creuse entre Madrid et les séparatistes au lendemain d'un référendum pour l'indépendance. 44 organisations, dont les principaux syndicats catalans et deux associations indépendantistes, ont appelé à une journée de grève générale et de mobilisations demain en Catalogne.

06h35 : En théorie, en vertu de la loi votée le 6 septembre par la majorité séparatiste au parlement catalan, l'indépendance doit être proclamée dans les 48 heures suivant une victoire du "oui". Mais le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a quant lui estimé qu'il n'y avait "pas eu de référendum d'autodétermination en Catalogne".

(SUSANA VERA / REUTERS)

06h27 : Selon le gouvernement séparatiste de Catalogne, le "oui" l'a emporté avec 90% des voix, lors du référendum d'autodétermination organisé hier. Il a assuré que 2,26 millions de personnes avaient voté, établissant le taux de participation à 42,3%.