Un vol Paris-New York fait s'évaporer trois mètres carré de glace arctique

C'est ce que révèle une étude publiée dans la revue "Science" et destinée à sensibiliser le public à la responsabilité individuelle au changement climatique.

Décollage d\'un avion de l\'US Airways de l\'aéroport Charles-de-Gaulle, le 18 août 2014. 
Décollage d'un avion de l'US Airways de l'aéroport Charles-de-Gaulle, le 18 août 2014.  (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)
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Vous vous demandiez qu'elle pouvait être l'effet d'un vol en avion pour la planète ? Des chercheurs ont la réponse. Pour une tonne de dioxyde de carbone (CO2) émise dans l'atmosphère, le réchauffement qui en résulte entraîne la fonte de 3m² de glace arctique. Et une tonne de CO2 représente pour un passager un vol entre New York et Paris (ou une autre destination européenne). C'est ce que révèle une étude, publiée jeudi 3 novembre, dans la revue Science (en anglais).

Ces travaux visent aussi à corriger les modèles climatiques actuels, qui sous-estimeraient les pertes de glaces, selon plusieurs autres études. Cette année, l'étendue des glaces dans l'océan Arctique a ainsi atteint un minimum annuel de 4,14 millions de km2, la deuxième plus faible superficie depuis le début des observations par satellite en 1979, très proche du record de 2007.

Plus de banquise en été d'ici 2050 ?

Au cours des quarante dernières années, les glaces de l'Arctique ont vu leur superficie se réduire de moitié en été et elles pourraient disparaître totalement pendant cette saison d'ici le milieu du XXIe siècle sans une réduction rapide des émissions de CO2.

Pour ces chercheurs, le fait de limiter à 2 °C la hausse de la température du globe par rapport à l'ère pré-industrielle n'est pas suffisant pour permettre aux glaces arctiques de subsister en été, car un tel réchauffement correspondrait à un accroissement de plus de 1 000 milliards de tonnes d'émissions de CO2 d'ici 2100.

Pour éviter le scénario d'une disparition complète de la banquise durant la saison la plus chaude, il faudrait plafonner la montée du mercure à 1,5 °C, comme avancé dans l'accord de la COP21 à Paris fin 2015.