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Sur la route de la sécheresse : à Montauban, le gazon est jaune

C'est l'un des feuilletons du week-end sur France Info. Pendant deux jours, un de nos reporters sillonne le sud-ouest de la France pour constater les effets de l'épisode de sécheresse. De nombreuses préfectures ont été contraintes à prendre des mesures de restriction de l'eau. Parti de Toulouse samedi matin, Aurélien Accart, a fait une première escale dans le Tarn-et-Garonne.
Article rédigé par Aurélien Accart
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Comme Driss, les saisonniers dans les vergers souffrent particulièrement de la chaleur ©  Radio France / Aurélien Accart)

 Il y avait la sécheresse de 1976, devra-t-on désormais parler aussi de la sécheresse de 2015. Une partie du pays est en tout cas confrontée au phénomène, qui frappe les agriculteurs, les paysages et plusieurs pans de l'économie. Quelque 60 départements étaient touchés vendredi par des restrictions d'eau liées à cette sécheresse et aux fortes chaleurs enregistrées ces dernières semaines. France info a choisi ce week-end de traverser ces zones frappées par la pénurie d'eau, dans le sud-ouest de la France notamment. 

La première étape de ce périple nous mène dans le Tarn-et Garonne. Des champs de maïs et de tournesols pas très en forme, des nuages de poussière qui se dégagent après le passage des voitures dès que l'on s'éloigne un peu des routes principales... C'est l'un des pires épisodes de sécheresse ici depuis bien longtemps. Depuis le siècle dernier même, selon le gérant du Golf des Aiguillons, près de Montauban. 

Un neuf trous qui, comme le reste de la végétation, souffre de la chaleur, bien qu'il soit irrigué par des réservoirs d'eau de pluie pas encore à sec. Mais impossible d'arroser les 32 hectares du site. La seule herbe qui reste verte ici, c'est celle des Green et des zones de départ. Il faut faire des choix. Le reste du gazon est jaune et très sec. 

A quelques mètres de là, ceux qui travaillent dans les vergers, les saisonniers, disent que pour l'instant ils souffrent plus de cette chaleur que les pommes, qui elles restent irriguées goutte à goutte. Une chaleur et une aridité qui les force à commencer plus tôt, vers 6h le matin.

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