Glyphosate : la France s'est engagée à interdire le pesticide d'ici trois ans, mais Nicolas Hulot évoque des "exceptions"

Après la décision de l'Union européenne en novembre de renouveler pour cinq ans la licence de l'herbicide controversé, Emmanuel Macron avait promis une interdiction en France d'ici trois ans.

Des flacons de glyphosate dans un magasin de jardinage à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 28 novembre 2017. 
Des flacons de glyphosate dans un magasin de jardinage à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 28 novembre 2017.  (DENIS THAUST / CROWDSPARK / AFP)
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Prêt à lacher du lest sur le glyphosate ? Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, qui s'est battu l'an dernier pour une sortie du pesticide en trois ans, se dit prêt à envisager des "exceptions", dans un entretien au Journal du dimanche, dimanche 25 février.

"Je ne suis pas buté"

"On est en train de recenser les alternatives qui existent et de leur donner les moyens de faire leurs preuves. Mais je ne suis pas buté et personne ne doit être enfermé dans une impasse : si dans un secteur particulier ou une zone géographique, certains agriculteurs ne sont pas prêts en trois ans, on envisagera des exceptions", a indiqué le ministre, qui ne se rendra pas au Salon de l'agriculture ouvert depuis samedi. 

"Mais si on arrive à se passer du glyphosate à 95%, on aura réussi", a-t-il ajouté. Après la décision de l'Union européenne en novembre de renouveler pour cinq ans la licence de l'herbicide controversé, Emmanuel Macron avait promis que la substance, principe actif du fameux Roundup de l'entreprise Monsanto, serait interdite en France "au plus tard dans trois ans".