Vidéo On vous résume le nouveau rapport du GIEC en trois points

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Un nouveau rapport du GIEC est sorti ce lundi, mettant en avant une image cataclysmique des conséquences du changement climatique. Voici ce qu'il faut en retenir en trois points.

Un nouveau rapport du GIEC est sorti ce lundi et pour le Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, ce qui en ressort est inédit et particulièrement inquiétant. Il évoque un "recueil de la souffrance humaine et la preuve de l'abdication criminelle des dirigeants mondiaux." Le dernier rapport du GIEC témoigne en effet de dégâts déjà visibles et irréversibles dans certaines régions et des inégalités entre les pays face au changement climatique.

Des dommages irréversibles déjà observés

Gonéri Le Cozannet, auteur du rapport, explique que 3,3 et 3,6 milliards de personnes habitent dans des contextes très vulnérables au changement climatique et que ce que les précédents rapports du GIEC prévoyaient se vérifient aujourd'hui. On peut notamment observer une augmentation des vagues de chaleur, des précipitations extrêmes ou encore une élévation du niveau de la mer. Aussi, ces vagues de chaleur ont des conséquences directes sur la santé humaine mais aussi sur l'économie ou encore la biodiversité.

Des inégalités entre les pays 

Gonéri Le Cozannet évoque notamment les inégalités en Afrique. "Le changement climatique compromet l'atteinte des objectifs de limiter la faim, donc assurer la sécurité alimentaire, assurer l'accès à l'eau", explique-t-il. En effet, ce que subit l'Afrique, l'Europe, par exemple, ne le subit pas. Il évoque également les zones soumises à de trop fortes chaleurs qui ne permettront plus d'y vivre. 

Des solutions ?

"D'ici 2050, on aura 2,5 milliards d'habitants supplémentaires dans les villes, ce qui veut dire qu'on a une opportunité parce qu'on va avoir des besoins en termes de construction dans les villes, d'urbanisme, et cet urbanisme, on peut le faire de telle manière que l'on soit adapté au changement climatique", estime Gonéri Le Cozannet. Par exemple, limiter les îlots de chaleur urbains en misant sur plus de végétation est une des solutions. Aussi, cela peut passer par des systèmes pour faciliter l'évacuation des eaux de pluie comme c'est déjà le cas à Rotterdam. Il est également préconisé de faciliter l'accès aux transports "doux" pour éviter de se déplacer en voiture et ainsi limiter les émissions de gaz à effet de serre.

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