Chine : le numéro un Xi Jinping devient l'égal de Mao

Le nom de Xi Jinping a été inscrit dans la charte du Parti communiste chinois. Une première pour un dirigeant chinois depuis Mao Zedong.

Le dirigeant chinois Xi Jinping (au centre) lors du 19e congrès du Parti communiste chinois, à Pékin (Chine), le  14 octobre 2017.
Le dirigeant chinois Xi Jinping (au centre) lors du 19e congrès du Parti communiste chinois, à Pékin (Chine), le  14 octobre 2017. (GREG BAKER / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Il s'agit d'un symbole faisant de l'homme fort de Pékin l'égal de Mao Zedong. Le nom du leader Xi Jinping a été inscrit, mardi 24 octobre, dans la charte du Parti communiste chinois (PCC). Xi Jinping devient le premier dirigeant chinois depuis Mao, au pouvoir de 1949 à 1976, à voir son nom figurer dans la charte du parti alors qu'il est encore à la tête du pays. Le dernier dirigeant chinois d'importance à avoir vu son nom inscrit dans la Constitution du PCC est Deng Xiaoping, mais seulement après sa mort en 1997.

"La pensée Xi Jinping du socialisme à la chinoise de la nouvelle ère" figure désormais dans la charte du parti au pouvoir, selon le vote unanime des délégués du 19e congrès du PCC. "La pensée Xi Jinping servira de guide au travail du parti", précise l'amendement à la charte du PCC, adopté par les quelque 2 300 délégués réunis dans le cadre colossal du palais de l'Assemblée du peuple à Pékin. Selon le texte, "le parti dirige tout dans le pays", dont il est "le dirigeant absolu".

Grande armée et parti unique

Mais quelle est la "pensée Xi Jinping"  ? A l'ouverture du congrès communiste mercredi dernier, Xi Jinping, lui même, en a tracé les grandes lignes dans un discours-fleuve de plus de trois heures. En premier lieu, il a évoqué la "grande renaissance de la nation". Autrement dit, c'est la réaffirmation de la Chine en puissance prospère et respectée, après plus d'un siècle et demi de déclin, de tourments et d'humiliations.

Pour cela, Xi Jinping promet de constituer une armée "de premier rang mondial" d'ici à 2050, d'améliorer la protection sociale et médicale, l'Etat de droit "socialiste", ou encore d'assurer la "coexistence harmonieuse entre l'homme et la nature".

Mais cela ne passera par aucune libéralisation politique : "Tout doit être placé sous la direction du PCC, a-t-il martelé. Les organisations du PCC, le gouvernement, l'armée, la société civile et quel que soit l'endroit où l'on se trouve."