Boeing disparu : ce que l'on sait de l'objet "suspect" repéré par la Chine

Un objet de 22 mètres de long sur 13 mètres de large a été repéré par un satellite chinois, dans la zone de recherche délimitée dans l'océan Indien.

Un officier australien scrute l\'océan à la recherche de débris, le 22 mars 2014, dans le sud de l\'Océan indien.
Un officier australien scrute l'océan à la recherche de débris, le 22 mars 2014, dans le sud de l'Océan indien. (ROB GRIFFITH / AFP)

Nouvel espoir ou nouvelle fausse piste ? La Chine dispose d'images satellite d'un nouvel objet flottant "suspect", qui pourrait appartenir au Boeing 777 de la Malaysia Airlines, disparu il y a deux semaines, ont annoncé, samedi 22 mars, les autorités malaisiennes. Il mesure 22 mètres de long sur 13 mètres de large, selon la chaîne China central television.

Comment a-t-il été repéré ?

Les images ont été récupérées par les autorités chinoises, qui en ont averti le gouvernement malaisien. "L'information que je viens de recevoir est que l'ambassadeur de Chine (à Kuala Lumpur) a reçu des images satellite d'objets flottants dans le couloir sud et qu'ils vont envoyer des navires pour vérifier", a indiqué le ministre malaisien des Transports, Hishammuddin Hussein, en tendant une note manuscrite face aux caméras.

Le ministre a indiqué que le gouvernement chinois tiendrait, dans les heures à venir, une conférence de presse, afin d'apporter des précisions sur cette découverte. Sur son site internet, la Commission chinoise de la science, de la technologie et de l'industrie pour la défense nationale a précisé que l'objet en question, qui mesure 22 mètres sur 13, a été observé, le 18 mars, par le satellite "Gaofen-1". 

Quel tournant pour les recherches ?

L'endroit où a été repéré cet objet est à environ 120 kilomètres du site en pleine mer, dans le sud de l'océan Indien, à l'ouest de l'Australie, où un satellite australien a détecté de possibles débris, le 16 mars. "Des bateaux chinois ont été envoyés dans la zone", a déclaré le ministre malaisien des Transports à la presse.

Quatre avions australiens et néo-zélandais ainsi que deux appareils commerciaux très long courrier devaient ratisser, samedi, un champ marin de 26 000 km2. Deux navires marchands, dont le porte-véhicules norvégien St Petersburg, croisent également dans la zone. Un bâtiment ravitailleur de la Marine australienne, le HMAS Success, devait y parvenir dans l'après-midi. Enfin, deux avions chinois sont attendus dans la région dimanche et des appareils japonais lundi et mardi.